Ca colle et c'est piquant !!!

07/06/2006

07/06/06 - 20:21

Celui qui ...



C’était un jour de printemps comme tant d’autre. Les frimas de l’hiver se faisaient encore un peu sentir. Maman m’habilla chaudement. Son visage était d’une profonde tristesse quand elle m’installa dans la voiture. Nous prîmes la direction de l’hôpital. Je n’avais que cinq ans mais je savais déjà que plus grand je voulais être chirurgien. Aller à l’hôpital me semblait être comme un jeu, j’étais émerveillé par ce si grand bâtiment où l’on y soignait les gens. Cet univers me fascinait et j’aimais humer les odeurs qui se répandaient dans les différents couloirs. J’étais sûr que je ferais un très bon chirurgien car dans mes jeux d’enfants j’aimais déjà sauver mon prochain.


Nous montâmes au quatrième étage. Il faut croire que ma mère savait où elle allait. Jusqu'à présent je n’avais pas pris conscience de la gravité de l’instant. Peut être ne voulais-je pas en prendre conscience …


Papa n’était plus à l’hôtel depuis plus d’une semaine. Maman me disait qu’il allait revenir bientôt mais qu’il fallait être patient. Alors j’attendais avec patiente. J’avais oublié où il était parti. Alors je devais attendre en espérant qu’il puisse très bientôt me serrer à nouveau dans ses bras. En ouvrant la porte de la chambre d’hôpital 405, je me rappelais violemment et de manière soudaine pourquoi Papa était parti et pourquoi il ne revenait pas.


Il était là, dans cet hôpital qui jusqu'alors me rendait heureux. Il était là, dans cette chambre, branché de tout part, relié à une multitude de machines, inconscient et inerte. Mon Papa souriant et plein de vie n’était plus qu’un zombie, mon héros était tombé. Les murs blancs de cette chambre devenaient noirs, le sol se dérobait petit à petit sous mes pieds, et le médecin qui parlait à ma mère me semblait être comme un être venu de l’enfer, et petit à petit, j'avais le sentiment, que lui et ses sbires voulaient m’enlever mon Papa. Un bruit sourd résonnait dans ma tête, puis des mots qui s’infiltraient dans mes oreilles et remontaient jusque dans mon subconscient. « Stade terminal » « cancer généralisé » « mort cérébrale » : ces mots étaient entonnés par cet homme telle la prière finale d’un sorcier vaudou venant mettre un terme à la vie de mon père. Une profonde tristesse m'envaillis.


Non, cela ne pouvait pas être vrai, il fallait que je m’échappe de ce cauchemar, que je trouve la porte de sortie, que j’aille là où le destin reviendrait à la normale, là où mon père en pleine vie devait vraiment se trouver et où il m'attendait. Je sortais précipitamment de la chambre et me mis à courir à travers les couloirs de l’hôpital. J’apercevais au loin les escaliers. Il fallait que je sorte de ce maudit hôpital et que je permette à mon père d’échapper au fatal destin qui l’attendait. Je sentais que dans mon dos des diables blancs voulaient me rattraper. Je pus atteindre les escaliers que je descendis à toute vitesse. Je savais que quelqu’un m’appelait mais je ne voulais pas me retourner. Je ne devais pas perdre de temps, la vie de mon Papa était en jeu.


Quand je fus arrivé au rez de chaussée, j’eus du mal à localiser mon Eden. Le soleil qui ruisselait sur les portes d’entrée en verre vint à mon secours en me montrant la voie à suivre. J’étais tout proche de sortir quand un bras me retenu à l’intérieur du hall. Le mal m’avait rattrapé, un des sbires de la mort déguisé en infirmière m’avait empêché d’atteindre mon but. Elle resta à mes côtés jusqu'à ce que ma mère n’arrive. L'infirmière me regardait en souriant, sournoisement, car elle et moi saviont que sa mission était accomplie, et que je n’étais plus en mesure de sauver mon père qui sera tout bientôt arraché à sa famille, à son fils qu’il chérissait tant, lui qui n’avais pu revoir ses deux premiers enfants depuis que la mère de ceux-ci les avaient emmené loin de lui. Lui qui avait tout reconstruit avec ma mère, mais qui à son tour s’en allait loin, laissant la charge à Maman de devoir tout reconstruire à son tour.


Ma mère arrivait pleine de terreur et de rage dans les yeux, mais je savais que ce n’était pas à moi qu’elle en voulait, les médecins ne voulaient plus rien faire pour sauver mon père et elle en voulait à la terre entière. Elle était la principale victime des sbires du mal qui lui avaient pris son mari, et moi je n’avais pas pût accomplir ma mission. Au fond de moi je promis de tout faire, dès ce jour pour la protéger de tout. Du haut de mes cinq ans j’étais, soudainement, devenu un homme. En même temps que mon père, le mal venait de m’enlever mon insouciance et mon innocence de petit enfant. Surtout il venait de m’enlever l’amour d’un père, un amour intense et profond qui laissait place à un abyme que rien ne pourra remplacer. Mais, en même temps, je ne voulais pas être un poids pour Maman. Je devais être fort et occulter mon malheur, ne pas être égoïste et me priver d’amour. Donner de l’amour à ma mère, au moins autant qu’un enfant peut en donner, et le plus possible qu’un homme puisse donner à une femme, sans rien n’attendre en retour.


Mon père s’éteignit le surlendemain. Nous serions, dorénavant, ma mère et moi, seuls au monde. Je ne voulais pas dormir seul et je m’installais dans le lit de Maman, à ses côtés, chaque nuit pendant les mois qui suivirent le décès de mon père.


Je ne voulus plus être chirurgien par la suite, l’idée de retourner à nouveau dans ce lieu me faisait horreur, je ne voulais pas devenir un objet du mal, je ne voulais plus sentir ses odeurs et voir autour de moi toutes ses âmes en peine. Je ne voulais plus être face à cette réalité que je n’avais pas réussi à éradiquer. J’en pleurais d’avance de devoir retourner à l’endroit même où s’était arrêtée la vie de mon père. Longtemps quand avec ma mère nous repassions devant cet hôpital, je détournais mon regard.


Et quand quelques jours après la mort de mon père, nous dûmes retourner ma mère et moi dans cet hôpital, en compagnie de mon oncle et ma tante, je ne vécus pas bien l’idée de devoir être là, dans l’antre de la mort, je ne voulais pas qu’on m’arrache encore un bout de cœur. Mais le destin voulut que j’entraperçoive le repère du Mal. Il fallait qu’une personne de la famille aille constater que la dépouille qui gisait dans la pièce froide était bien celle de mon père. Certes c’est mon oncle qui se désigna pour pénétrer dans la pièce, mais ma tante, ma mère et moi, nous nous tenions à quelques mètres à l’extérieur et même s’ils ne voulaient rien me dire, je savais très bien que c’était le corps froid de mon papa qui était là bas au fond de la pièce. J’espérais juste que son âme avait pu s’échapper de ses tortionnaires et qu’il avait rejoint le paradis. Plus tard j’eus, heureusement, la confirmation que son âme reposait bien en paix et qu’il nous protégeait ma mère et moi.

01/06/2006

01/06/06 - 23:52

Celui qui était de retour !!



Hallelujah et non pas Hard Rock Hallelujah comme l'ont chantés nos gentils amis finlandais du groupe Lordi, me voici de retour parmi vous après des vacances bien mérités en Italie puis en Pologne !!

Faites pêter les bouteilles de champagnes, faites pleuvoir les confettis, siffler à tout rompre dans vos serpentins, j'ai dis les serpentins hein, chantez la digue du cul en latin afin de célebrer ensemble dans la joie et l'alegresse ce moment de bonheur partagé !!

Oui je sais je suis très chargé sur la photo ... je parle des sacs hein, attention pas de mauvaises plaisenteries sinon j'appelle mon ami Damiano de la mafia sicilienne qui m'a prêter ses lunettes pour vous pêter vot' gueule !!

Sinon je suis toujours aussi blanc qu'avant mon départ ... faudrait que je pense a changer de peau bordel !!!