Ca colle et c'est piquant !!!

16/11/2005

16/11/05 - 22:50

Celui qui racontait son voyage en Californie - 9eme partie



Ce vendredi marquait notre dernier jour plein en Californie, puisque notre départ était prévu pour le lendemain après midi. Comme hier, Morphée eu raison de la salle de sport et ni Olivier, ni moi n’eûmes le courage d’aller y faire un tour. J’avais repéré dans le routard un petit café très sympa et très prisé où l’on servait de très bon breakfast et je décidais d’emmener tout le monde y déjeuner. Le terme « prisé » n’était pas galvaudé puisque une file d’attente d’au moins vingt personnes s’étaient constitués à l’extérieur. La salle était assez petite et donc il fallait attendre un certain temps son tour avant de pouvoir goûter aux succulents pancakes. Mais la faim eut raison de notre patiente et après prêt d’un quart d’heure d’attente, nous décidâmes d’aller manger ailleurs. Nous retournâmes en direction du Civic Center. Sur le chemin nous nous arrêtames dans un autre café un peu au hasard, mais celui-ci ne nous plaisait pas et nous continuâmes notre route à la recherche d’un endroit plus sympathique. Finalement, nous jetâmes notre dévolu sur un café qui répondait au nom de « Olympic Café ». Au premier abord, il avait l’air très typique et pas mal de gens y prenait leur breakfast. Mais notre enthousiasme retomba assez rapidement, car la nourriture n’était pas excellente et surtout le duo de serveuses jumelles qui nous servait semblait avoir oubliés comment on faisait un sourire.



Après ce repas loin d’être inoubliable et avant de reprendre nos visites, nous fîmes un petit crochet par une pharmacie afin que j’achète des pastilles pour la gorge, puis nous allâmes réserver notre shuttle pour le lendemain. Une fois les corvées du matin finies, nous prîmes un bus direction « Alamo Square » afin d’y voir les célèbres « Painted Ladies ». Ensuite nous nous rendîmes dans le quartier hippy de San Francisco « Haight Ashbury » et ses maisons très colorés. Un petit tour dans un grand magasin de disques pour acheter l’album des « My Chemical Romance », une pause pipi au Mc Do du coin et nous arrivâmes devant le Golden Gate Park. J’avais prévu de traverser le parc à pied et de reprendre ensuite un bus qui devait nous amener devant le célèbre pont du même nom que le parc.





Seulement au bout d’un certain temps, vu la grandeur du parc, nous nous égarâmes et nous ne trouvions pas la bonne route pour rejoindre la grande avenue où passait le bus. Au bout d’un certain temps nous décidâmes de rebrousser chemin. Olivier m’obligea à demander à un autochtone le bon chemin. Sur le coup j’aurais préféré qu’il y aille car son anglais étant meilleur et vu qu’on était un peu dans la mouise, il aurait été plus logique qu’il se renseigne et obtienne les bonnes infos. J’y allais quand même, un peu énervé, et comme je m’en doutais, la conversation ne fut pas optimale et j’obtenais tant bien que mal quelques bribes d’information. Vu que ce ne fut pas concluant, nous décidâmes de revenir à l’entrée du parc et de prendre un bus. Dans le bus, nous nous rendîmes compte que le parc était bien plus étendu que ce que je pensais et qu’à pied cela aurait été particulièrement long.





Finalement, nous arrivâmes tant bien que mal devant le Golden Gate Bridge et après les photos de rigueur nous entreprîmes d’aller marcher un peu sur le pont. Audrey qui avait le vertige n’était pas très rassurer et très vite rebroussa chemin préférant nous attendre au pied du pont. Marion, Olivier et moi entamâmes notre petite marche sur le pont. L’endroit était tout de même assez bruyant avec toutes les voitures qui traversent le pont. Du pont nous avions aussi une très belle vue sur la ville de San Francisco et sur Alcatraz.

La journée était bien avancée et une fois notre visite du pont finie, nous décidâmes d’aller directement sur le Fisherman’s Wharf, pour y dîner avant de nous rendre à Alcatraz. La température était toujours aussi basse et je commençais à sérieusement m’enrhumer. Nous avalâmes un hot-dog frites et nous positionnâmes sur le ponton tout prêt du bateau que nous devions prendre. Vu mon état de santé, je préférais que l’on s’installe dans la partie fermée du bateau, mais Olivier lui voulait vivre la traversée sur le pont supérieur. Ne voulant pas être tout seul pendant la traversée, je cédais et acceptais de joindre Olivier et les filles dans la partie non abritée du pont supérieur. Le soleil se couchait doucement et nous pûmes faire de jolis clichés. Après une quinzaine de minutes de traversée, le bateau accostait sur Alcatraz. Un guide nous attendait au bas de la colline afin de nous raconter tout au long de la montée vers la prison, l’histoire d’Alcatraz. Le nom de l’île venait des espagnols qui l’avaient baptisés l’île aux Albatros. Mais ce n’était pas des albatros qui peuplaient réellement l’île, plutôt des mouettes qui nous attendaient pour un comité d’accueil spécial fait de leurs fientes, comme les blousons d’Audrey et Olivier ont pu l’expérimenter.





A l’intérieur de la prison, nous pûmes nous munir d’un équipement audio en français afin de faire la visite de manière guidée mais au rythme souhaité. La prison n’était pas très grande. Elle n’accueillait en son sein qu’environ trois cents prisonniers en même temps, et cette prison était réservé aux bandits de haut rang ou très renommés (comme Al Capone). Les cellules étaient personnelles mais très petite. Il y avait juste de la place pour un lit, un coin bureau, un lavabo, un WC ainsi que quelques étagères. Les cellules étaient fermés par des grilles et non des portes et il était très facile pour les gardiens de surveiller tous les prisonniers. Malgré tout, on sait que trois prisonniers auront quand même réussis à s’évader de cette prison, considérée pourtant comme celle où il était impossible de s’évader.





La visite en soirée et avec le soleil couchant s’avéra forte intéressante et la bande audio participait à rendre l’ambiance particulière et la visite avait beaucoup de charme, même si le lieu renvoyait une atmosphère pesante. Nous pûmes pénétrer dans des cellules de détention. Un couloir comportait aussi quelques cellules noires où étaient enfermés les prisonniers les plus récalcitrants. La nuit était tombée sur la baie de San Francisco et notre visite des lieux était presque finie. Avant de prendre le bateau nous tentâmes d’apercevoir des requins au large d’une partie de l’île ou il est supposé y en avoir, mais nous ne vîmes rien. Arrivés sur le Fisherman’s Wharf nous ne fîmes pas de vieux os et prîmes le tramway pour l’hôtel.

Dans le tramway, alors que nous discutions tranquillement, nous entendîmes au fond du tramway une voix dire de manière dédaigneuse et en français dans le texte: « Tiens … des français … »

Nous nous retournâmes pour voir d’où cela provenait. Cette attaque en règle était l’œuvre d’une femme d’une trentaine d’année.

Je lui demandais alors si elle avait un problème. S’en suivi une série d’amabilités entre elle et nous. Elle devait très certainement être un pro bush ? Mais le plus étonnant c’est qu’elle ne semblait pas américaine. Elle conversait en néerlandais avec un autre homme.

« J’aimerais bien savoir ce que vous avez contre nous » lui demandais-je.

« Ici on est aux Etats-Unis, on parle anglais » me répondit elle dans la langue de Shakespeare.

« C’est quand même vous qui nous avez interpellés en français tout à l’heure » dit Olivier

Les filles lançaient des regards noirs en direction de l’effrontée

« C’est çà oui, fermés votre bouche maintenant » osa t’elle nous dire.

« C’est plutôt toi qui va la fermer, parce que si je me déplace, les choses vont être différentes » lui aboyais-je dessus « Qui êtes vous pour nous interpellés comme ça ? »

La femme gloussa dans son coin avec son ami et fît mine de nous snober.

Lorsque nous fûmes arrivés à notre arrêt, en descendant du tramway, nous lui balançâmes une belle série d’insultes, après tout elle l’avait bien méritée. Avant d’aller à l’hôtel vu que les filles et Olivier avait un petit creux, nous fîmes un détour par le « Burger King ». Nous en profitâmes pour reparler de ce qui venait de nous arriver. Nous n’en revenions pas de nous être presque fait agressés juste parce qu’on était français, mais au moins on ne s’était pas laisser faire et l’effrontée bonne femme aurait mieux fait de ne rien dire.

La journée s’acheva avec pleins de beaux souvenirs en tête.



Le lendemain, Olivier et moi avions prévus d’aller faire un peu de shopping avant d’aller à l’aéroport. Les filles qui n’avaient plus d’achats à faire, avaient préférés lézardés un peu dans leur chambre et de ne pas nous accompagner.

Pour démarrer en beauté notre matinée shopping, Olivier et moi nous rendîmes dans un grand centre commercial tout prêt du Civic Center. Nous rentrâmes dans un grand magasin qui s’étendait sur trois étages, un magasin de jeune, sorte d’H&M à la sauce US. Olivier souhaitait s’acheter des jeans, quelques tee-shirts et des caleçons. Le magasin organisait une sorte de loterie avec des réductions plutôt sympa en fonction du montant des achats. Ayant des goûts certains en matière de fringues j’en profitais pour conseiller un peu Olivier et lui proposé d’acheter des choses un peu plus coloré que ce qu’il achetait d’habitude. Nous fûmes d’accord sur deux tee-shirts et bientôt sur un jean qui lui allait bien. Au moment de choisir ses caleçons, Olivier remarqua que certains étaient en promotion mais pas forcement ceux qu’il voulait. Nous intervertîmes gentiment quelques boites afin de lui faire payer ses caleçons moins chers. La caissière n’y vu que du feu, et en plus des réductions obtenus, olivier se fit donc ses propres réductions. Nous allâmes ensuite faire un tour dans un « Urban Outfitters », un genre de magasin un peu décalé, qui vend essentiellement des fringues, mais aussi des bibelots, des jeux et des meubles. Olivier ne trouva pas grand-chose qui lui plu, moi je tombais sous le charme d’un petit tee-shirt rouge avec un aigle très mignon que j’achetais avec les quelques dollars qu’il me restait. Nous terminâmes notre journée shopping dans un magasin qui vendait des Levis en dégriffé. Olivier trouva son bonheur, puisqu’il acheta une belle chemise noire Quicksilver et deux Levis.

Une fois à l’hôtel nous bouclâmes nos valises et vers midi nous rejoignîmes les filles pour faire le check out et attendre, devant l’hôtel, le shuttle qui devait nous emmener à l’aéroport.

Le shuttle eut prêt de vingt minutes de retard. Heureusement le shuttle ne traîna pas en route et nous arrivâmes à l’heure pour enregistrer nos bagages pour le vol retour. Il y avait beaucoup de monde à l’enregistrement et finalement, le passage de la douane, une pause pizza et le Duty free, le temps passa très vite. Environ une vingtaine de minutes avant l’embarquement nous nous installâmes dans des sièges non loin de la porte d’embarquement.

« Et voilà les vacances sont déjà finies » indiquais-je aux autres.

« Oui c’est passé trop vite » rajouta Olivier.

« On en a bien profité et visiter des choses vraiment différentes et magnifiques » dit Audrey

« Moi c’est quand même Las Vegas que j’ai préféré » ajouta Marion.

« Ouais c’était vraiment super beau, un vrai parc d’attraction pour adulte » compléta Audrey.

« Moi aussi, j’ai adoré Las Vegas » dis-je « On a quand même fait des choses incroyablement différentes en si peu de temps »

« Ce sera des souvenirs à vie » dis Olivier « Pour ma part j’ai adoré Los Angeles mais c’est parce que j’ai revu pleins d’amis »

« La ville est quand même pas très joli, je m’attendais à mieux » indiqua Audrey

« C’est sûr que San Francisco à côté c’est super joli et c’est beaucoup plus à taille humaine » continuais-je « Je sais que je pourrais y vivre au contraire de Los Angeles »

« Sans voiture tu ne fait rien à LA » ajouta Olivier « Cette ville n’est pas à taille humaine, difficile de s’y acclimater pour nos autre européens ».

« San Francisco s’était très joli aussi, on aurait pût y arriver plus tôt » dit Marion

« Oui c’est vrai, mais bon je trouvais sympa de faire une petite étape nature, mais j’avais mal jugé des distances et si j’avais vraiment que tout était aussi loin, je pense qu’on aurait fait différemment » lui répondis-je « mais bon le petit road trip ça m’a bien plu ! »

« Oui moi aussi, enfin on ne va pas regretter car on a décidé de faire çà comme cela » continua Olivier.

« Et puis c’est vrai qu’on est aussi venu ici pour rencontrer les amis d’Olivier, sans quoi on serait peut être parti plutôt de Los Angeles, mais c’était vraiment super sympa de vivre quelques jours avec de vrais américains et on a rencontré des gens vraiment adorable » affirmais-je.

« Ah oui Lorena était vraiment adorable et c’était trop touchant, quand elle a dû nous quitter en larme samedi soir » dit Audrey « Tu lui a vraiment plu Olivier »

« Ah oui quel tombeur cet Olivia » rigola Marion.

« Et oui que voulez vous, le charme basque qui plait aux jeunes vierges effarouchées » renchérit Olivier.

« Et puis cette pauvre Lorena, on l’a quand même prise pour la femme de chambre » ajoutais-je.

« Oh oui la honte, j’espère qu’elle s’en est pas aperçu » se demanda Audrey

« Arnold aussi vraiment très gentil, et quel BMW » glissa Marion.

« Alfred oui … » dis-je.

« Ah oui Alfred, oh le pauvre, après on n’arrêtait pas de l’appeler Alfred » continua Marion.

« Bon vous voyez, je vous avais dit que j’avais des amis vraiment adorables et formidables » affirma Olivier.

« C’est clair a été super cool de nous offrir les nuits d’hôtel et de nous balader, dommage qu’ensuite il est fait le mort, mais bon on saura tôt ou tard le fin mot de l’histoire » pensais-je.



Il était l’heure d’embarquer dans l’avion et de quitter pour cette fois-ci la Californie. Nous nous promîmes d’y retourner un jour tous ensembles à nouveau. L’avion allait bientôt décoller, je fis la distribution de bonbons juste avant. Quelques instants après nous étions dans l’air puis bientôt à onze mille mètres d’altitude. Après le premier repas servi dans l’avion, et pendant que je dormais un peu afin d’essayer de récupérer un peu sur le décalage horaire, les filles écoutèrent de la musique. Olivier dormi aussi au bout d’un moment, Puis les filles. Pendant le vol je fus réveillé par mon voisin de devant qui ne cessant de gesticuler sur son siège fini par me renverser mon jus d’orange sur le jean. Je l’avais franchement mauvaise car après le tuberculeux au vol aller, je me tapais un gros gesticulateur devant moi. Un peu plus tard il recommença de plus belle et m’arrangea encore le jean.

J’étais à deux doigts d’exploser et de lui renverser mon verre au visage. Mais voulant éviter un scandale dans l’avion je pris sur moi jusqu'à la fin du voyage. Les températures en France avaient considérablement augmenter depuis notre départ, et c’est non sans un certain plaisir que nous le découvrions à notre arrivée. Moi qui était rentré malade, je me disais que la douceur ambiante allait m’aider à vite me remettre sur pied.

Il y avait peu de monde dans le RER. Nous pûmes en profiter pour nous installés au milieu d’un rame sur les strapontins avec nos bagages au milieu. Sachant que le train était direct jusqu'à Gare du Mord, nous savions que nous ne gênerions personne. Au dernier moment, un musicien s’introduit dans la rame juste à l’endroit où nous avions poser nos valises.

« Ca vous embêterait de déplacer vos valises là vous gêner » dit le musicos d’un ton assez agressif.

N’appréciant pas la façon dont il nous parla, je le regardais d’un regard noir déplaçant

« Bon vous voyez pas que vous me déranger, je travaille là » repris t’il d’un ton sec.

« Ah oui comme çà vous travaillez, vous avez votre carte de la RATP ? » lui demandais-je.

Celui ne répondis rien et commença a jouer sur sa guitare, si on peut appeler ça jouer !

« C’est quand même gonfler je trouve » dis-je à haute voix en regardant Olivier et les filles « Il se permet de nous faire la morale, alors qu’il joue de manière illégale dans la rame »

« Et oui que veut tu, il n’y a plus aucun respect de nos jours » me dit Olivier.

Les filles étaient hilares. Je continuais à regarder le pseudo Francis Cabrel qui s’acharnait sur sa pauvre guitare qu’on aurait cru en plein supplice. Le même supplice qu’il faisait subir à nos pauvres oreilles quand il recommençait a chanter. Heureusement la torture ne dura pas jusqu'à Gare du Nord, à la moitié du trajet il alla tenter de récupérer des piécettes dans une autre rame. Décidément, ces temps ci j’étais abonné aux mecs bien lourd ! J’espérais que ne serait pas non plus le cas dans mes futures rencontres amoureuses, espoir qui ne sera pas vraiment réalisé depuis. A Gare du Nord, les filles et moi quittâmes Olivier qui continua en RER jusqu'à Cité Universitaire. Les filles retournèrent jusqu'à chez moi pour se reposer un peu en attendant de prendre leur RER pour Nemours, et aussi pour récupérer quelques affaires, dont un appareil photo qu’Audrey avait oublié sous ma couette et qu’elle retrouva là à son grand soulagement. Nous avions tous du mal à nous remettre du décalage horaire. Nous avions en plus particulièrement mal au ventre, nous avions très envie de dormir mais il fallait absolument lutter pour nous coucher que plus tard dans la soirée, sans quoi ils serait bien difficile de se remettre dans le rythme rapidement.

Vers dix sept heures, les filles quittèrent mon appartement pour aller à Gare de Lyon et moi je restais sur mon canapé à végéter tout le reste de la journée en essayant de garder l’œil ouvert. La nuit suivante allait être salvatrice et rempli d’images de ce beau voyage que nous venions tout juste d’achever. Je rêvais d’étoiles, de pacifique, de boites underground, de machines a sous, de belles fontaines, de désert, de montagnes enneigés, d’un pont rouge, d’une île et d’un petit tramway qui gravissait des collines, je rêvais toutes les choses magnifiques que nous avions découvert ou redécouvert mais surtout je rêvais de toutes ces personnes adorables qui ont accompagnés notre séjour. Je ne remercierais jamais assez, entre autre, Hugo, Lorena, Arnold, Uriel et Antonio pour leur magnifique accueil, leur disponibilité et leur gentillesse. Je n’oublierais jamais qu’en amitié il n’y pas de frontière et j’espère tous les revoir là bas ou encore mieux les accueillir ici à mon tour, à Paris, pour vivre encore de superbes moments en leur compagnie.

C’est ainsi que s’achève cette aventure californienne, une aventure qui en appellera encore sûrement d’autres, puisque se profile déjà pour le mois de Novembre un voyage en Pologne pleins de superbes moments et de belles surprises.

Tout cela sera à vivre tout bientôt sur mon blog, alors soyez au rendez vous ! ! !

15/11/2005

15/11/05 - 22:01

Celui qui racontait son voyage en Californie - 8eme partie





Le soleil était radieux en ce mercredi matin sur la petite ville de Bridgeport en Californie. Les rayons de l’astre solaire venaient chatouiller les cimes enneigés qui entouraient de vastes prairies. La ville se réveillait doucement. Une atmosphère de quiétude planait sur la bourgade. Dans un des motels de la ville, quatre français se réveillaient sans savoir vraiment où ils étaient. Ils étaient arrivés de nuit la veille, car les routes qu’ils avaient voulues empruntés pour rejoindre le Yosemite Park étaient inaccessibles pour cause de neige. Ils avaient donc décidés de s’arrêter dormir dans une petite ville sur la route qui devait les conduire ensuite à San Francisco.

C’est en sortant de la chambre qu’ils purent découvrir le magnifique paysage qui les attendait, à mi chemin entre les alpes suisses et la petite maison dans la prairie. La journée commençait donc très bien et elle allait se poursuivre encore quelques heures en voiture.



Après être remonté jusqu'à Carson City, en passant par le lac Tahoe, puis en passant par Sacramento, nous arrivâmes à San Francisco vers quinze heures. Après avoir déposés les filles et les valises devant l’hôtel, Olivier et moi allâmes rendre la voiture auprès d’une agence du loueur Alamo non loin de là. En ressortant de l’agence, nous constatâmes sur la facture qu’ils avaient débité environ quarante dollars de trop, et qu’ils étaient indiquer qu’ils seraient rembourser sous peu. Nous fûmes un peu étonnés de voir qu’ils avaient plus débiter sans aucune raison et espérions vraiment que le remboursement se ferait très rapidement.





Subitement je me rappelais qu’il fallait appeler Delta pour la reconfirmation des vols retour :

« Au fait, Oliv’, il faudrait qu’on appelle de suite Delta car il faut que l’on confirme les vols retour » lui dis-je.

« Faut qu’on le fasse maintenant ? » me demanda t’il « Bon alors on va faire ça vite car les filles nous attendent »

« Pas de soucis j’ai le numéro dans mon lutin » lui indiquais-je.

Arrivés à une cabine je donnais à Olivier la carte de téléphone et commençais à chercher le numéro de téléphone de la compagnie.

« Bon alors tu le trouve ce numéro » m’interrogea Olivier.

« Euh bah non, attends » lui dis-je tout en continuant de chercher. « C’est curieux j’étais sûr qu’il était là, il a dû glisser ».

« Cherche encore … j’espère que tu l’as pas perdu » me dit-il.

« J’espère aussi, car sinon cela va être compliqué » lui répondit-je « A ça y’est ouf il est là on va pouvoir téléphoner ».

Je donnais le papier à Olivier qui se chargea de confirmer les vols retour auprès d’une télé opératrice de la compagnie. Une fois que cela fut fait, nous repartîmes vers l’hôtel.



Après avoir enregistré les chambres, nous nous y installâmes pour nous reposer un peu. J’avais réservé deux chambres pour six personnes en tout, puisque qu’Hugo et un ami à lui devait nous rejoindre dès lendemain matin. Pour la première nuit, les filles s’installèrent dans une chambre, et Olivier et moi dans l’autre. Chaque chambre était composée de deux lits doubles et décoré à l’image de l’hôtel où nous étions descendus. C’était le Ramada Plaza Downtown, un trois étoiles très charmant et très cosy. La décoration, très raffinée, était inspirée des années 50. Les plafonds étaient très hauts et le sol était couvert de moquette.

Olivier profita de cet instant de repos pour se boire une petite bière parmi les quelques boissons qu’il nous restait de la soirée du samedi soir à Los Angeles. Pour la rafraîchir un peu, il partit à la quête de glaçons, qu’il pût trouver dans un distributeur à proximité de la chambre. Le repos fût bien mérité et une fois changés les filles, Olivier et moi partîmes en direction du Civic Center prendre un Cable Car et nous rendre au Fisherman’s Wharf afin d’acheter nos tickets pour Alcatraz. Le temps était beaucoup moins clément que depuis le début de notre séjour. Il soufflait sur San Francisco un vent frais et les nuages s’amoncelaient au dessus de la baie. De tee-shirts a manche courtes, nous étions passés à des manteaux bien chauds, idéal pour tomber malade.



Le trajet en Cable Car nous donna un premier aperçu de la ville, construite sur sept collines et où montées et descentes se succédaient sans cesse. Je connaissais déjà bien la ville, que j’avais déjà visitée trois ans auparavant et donc je pus servir de guide à mes amis. Arrivés sur le Pier 39 du Fisherman’s Wharf, la température était encore plus fraîche. Nous déambulâmes un peu le long du Pier jusqu’au guichet de vente des tickets pour Alcatraz. Malheureusement, le guichet était déjà fermé et nous décidâmes d’y retourner dès le lendemain matin pour être sûr d’avoir nos places, car nous souhaitions prendre le dernier bateau du jour et être sur place la nuit tombante pour rajouter une atmosphère spéciale au lieu.



Avant de quitter le lieu, nous décidâmes de nous balader sur le Pier 39, sorte de centre commercial à ciel ouvert et tout en bois, d’y faire un peu de shopping et de rendre visite à mes amis les otaries, que j’imite fort bien !! Sur le côté gauche du Pier 39 sont rassemblés en moyenne une bonne centaine de « Sea Lions » en attente de se faire soigner. En cette période de l’année, sans doute celle de la reproduction concernant les otaries, ces derniers étaient particulièrement agîtés. Les gémissements venaient de tous les coins, on aurait cru qu’une cinquantaine de Dominique Farrugia s’étaient donnés rendez-vous là. Le spectacle était tout de même très attendrissant et malgré le froid, nous restâmes un petit moment à les contemplés. Puis nous décidâmes de rentrer à l’hôtel en tramway, puisque nous étions directs par ce biais là.



Arrivés à l’hôtel, nous allâmes à la réception voir s’il n’y avait pas un message d’Hugo. J’étais à peu prêt sur que non car bizarrement, j’avais le pressentiment qu’il ne viendrait pas à San Francisco. Déjà j’avais trouvé très curieux sa subite disparition le samedi soir précédent. Quelque chose avait semblé le tracasser. En plus de cela, nous savions que le petit ami d’Hugo n’était pas très chaud pour que celui-ci revoie Olivier. Bref, quelque chose ne semblait pas très clair et je comptais bien faire la lumière sur tout cela. Sans nouvelles d’Hugo, nous repartîmes de l’hôtel vers le Quartier de San Francisco sur Castro Street afin d’y dîner.

Une fois sur place, nous fîmes un petit tour du quartier. Celui-ci était essentiellement composé de restos, bars et sex shops. L’endroit était sympathique mais la largeur des rues et la configuration des boutiques rendaient le quartier moins charmant et moins chaleureux que notre marais parisien. La clientèle du coin était surtout composés de latinos ou wasps, et pourtant à part quelques exceptions, les mecs n’étaient pas très mignons, pas grand-chose d’intéressant à mater. Nous décidâmes de dîner dans une petite pizzeria au style très rococo. Dès que l’on rentrait dans ce restaurant, l’on avait aucun doute des préférences sexuelles de la clientèle et encore plus des serveurs. L’ambiance était cosy et très sympa. Nous dînâmes tranquillement. Nous profitâmes du dîner pour évoquer notre journée du lendemain et reparler d’Hugo qui ne donnait toujours pas de nouvelles. Vers vingt deux heures nous décidâmes de rentrer à l’hôtel à pied. Nous en avions pour une vingtaine de minutes, ce qui était bien suffisant pour digérer notre repas du soir. A l’hôtel toujours aucune nouvelle d’Hugo, nous décidâmes de regagner nos chambres et de ne pas nous coucher trop tard afin d’essayer de profiter le lendemain matin de la salle de sport.



Mais le lendemain personne n’arriva à sortir de son lit un peu plutôt que prévu pour aller faire du sport. La première partie du voyage avait été assez fatigante et nous avions tous besoin d’un peu de repos.

Pour cette journée de jeudi, nous avions prévus de retourner au Fisherman’s Wharf, visiter Chinatown et le Civic Center, déambuler un peu au gré des rues et faire un peu de shopping. Hugo devait lui aussi arriver dans la journée, aussi nous fîmes déposer un mot à la réception, à son attention lui expliquant à quelle nous attendre à l’hôtel.

« Je ne sais pas si c’est très utile car je ne pense pas qu’on le verra aujourd’hui » dis-je aux autres.

« Enfin on ne peut pas prendre le risque, et comme il a dit qu’il venait, on va faire comme si » me répondit Olivier.

« C’est vrai que c’est curieux qu’on est pas de news » s’étonna Audrey.

« Il aurait au moins pu nous dire qu’il ne voulait plus venir » repris-je.

« Peut être qu’il viendra demain » dis Marion.

« Espérons surtout qu’il ne lui est rien arrivé car c’est un peu curieux » s’inquiéta Olivier

« Oui ce ne serait vraiment pas cool çà » indiquais-je

« Enfin on va se faire du souci pour rien, s’il y avait eu quelques chose je pense qu’on aurait eu des nouvelles » dis Olivier

« Voyons tout à l’heure en rentrant » conclurent les filles.



Avant de commencer notre longue visite de la ville, il nous fallait un bon petit déjeuner copieux que nous allâmes trouver dans un grand « Lori’s Café » non loin de l’hôtel. Ce restaurant semblait tout droit sorti des années 50, tous les meubles, la déco et les serveuses, faisaient penser à cette époque. Sur la table où nous prenions notre petit déjeuner, trônait une belle bouteille géante de Tabasco à peine entamée, qui dès la fin du repas, glissa par mégarde dans la poche du blouson d’Olivier.

Une fois rassasiés, nous retournâmes au Fisherman’s Wharf acheter nos billets pour Alcatraz. Nous arrivâmes devant le guichet et Olivier se chargea de prendre les tickets. Finalement nous primes des billets pour le vendredi soir car pour le soir même il n’y avait plus de possibilités.



Dès la première mission du jour fût accomplit, nous primes le Cable Car qui nous amena sur la célèbre Lombard Street, une rue très tortueuse où les voitures roulent aux pas tellement la déclinaison de la rue est importante. Puis après un peu de marche nous arrivâmes dans Chinatown. San Francisco possède la plus forte communauté chinoise d’Amérique du Nord, puisque pas moins de cent milles personnes vivent dans ce quartier, et où toutes les inscriptions sont en langue chinoise. Le décalage est vraiment saisissant. Nous profitâmes de certaines boutiques de souvenir peu cher pour faire quelques emplettes.

Après ça, nous arrivâmes sur le Civic Center, afin de faire d’autres emplettes et notamment me concernant pour acheter des baskets toutes neuves au « Niketown ». Je réussis à trouver de superbes Nike Jordan en avant première, les fans de skets apprécieront !!







La journée fut bien remplie et nous ne boudâmes pas notre plaisir à rentrer nous reposer à l’hôtel avant de retourner dîner sur Castro. Nous n’avions toujours de nouvelles d’Hugo et personne n’avait retiré le papier qui lui était adressé à la réception. Bref Hugo et son ami continuaient à jouer à l’arlésienne.

« Bon et bien sachant qu’il ne nous reste plus que demain et samedi matin, et qu’en plus demain soir on va à Alcatraz, ca va être délicat pour passer du temps avec Hugo et son ami s’ils viennent » pensa Audrey.

« Oh bah tant pis pendant qu’on sera à Alcatraz, ils feront autre chose, ce sont des grands garçons » repris Olivier.

« Mouais bon de toute façon, pour moi c’est évident ils ne viendront plus, c’est tout de même bizarre » dis-je alors même que j’étais assez persuadé de la raison de ce soudain silence.

« Tu es sûr qu’ils ont pas eu un problème et qu’ils vont quand même essayer de venir » me demanda Marion.

« S’ils étaient venus ils seraient déjà là, pour moi il est évident que l’on va terminer notre séjour que tous les quatre » lui répondis-je

« Et bien tant pis, cela ne va pas nous empêcher de passer encore de bons moments » dis Olivier

« Oui, ca aurait été sympa, mais c’est ainsi » pensa Audrey.

« Bon et bien remontons dans nos chambres afin de ne pas ressortir trop tard. Vous voulez retourner dîner à Castro » demandais-je.

« Oui faisons comme çà, ca vous va les filles ? » interrogea Olivier

« Oh oui très bien, c’est comme vous voulez » dirent elles.

« Et sinon pour demain matin, vous êtes motivés pour la salle de sport » demandais-je aux autres dans l’ascenseur.

« Et bien nous je crois qu’on va laisser tomber et en profiter pour dormir une heure de plus » dis Audrey en demandant confirmation de Marion qui était du même avis.

« Et toi Olivier ? » repris-je.

« Pourquoi pas oui on verra demain matin, en fonction de la forme » dit Olivier « J’aimerais bien faire un peu d’exercice pour éliminer toute cette cuisine trop grasse et tous ces hamburgers »

Vers dix neuf heures nous prîmes le tramway pour Castro. Nous décidâmes d’aller dîner dans un restaurant qui s’appelle « Harvey » car de l’extérieur il nous faisait un peu penser à l’Open, bref ce café faisait parti des mythes du quartier gay de San Francisco.





Une fois installés nous consultâmes le menu.

« J’ai bien envie de prendre une salade pour changer » dis-je.

« Oh moi ce soir je vais plutôt obter pour quelque chose de plus gras » reprit Olivier.

Les filles hésitaient un peu et comme elles n’avaient pas trop faim, elles pensaient même prendre un plat pour deux. Finalement elles optèrent pour un plat chacun, mais du très léger.

Le serveur arriva à la table pour prendre commande. Lorsque ce fut mon tour je commandais ma salade au poulet. Le serveur me demanda si je voulais des frites ou des onions rings.

« Bah je prends une salade pourquoi il me demande çà » interrogeais-je les autres.

« Ca doit aller avec le plat, donc choisi » dit Olivier.

« Bon et bien frites alors » répondis je « enfin je vois pas trop là »

J’avais raison de m’étonner. Quelques instants plus tard, le serveur revint avec nos plats mais aucune trace de salade. A la place, une espèce de hamburger au poulet gras atterrît devant mon nez.

« Excusez moi mais ce n’est pas ce que j’ai commandé » interpellais-je le serveur.

« Si, si, j’en suis sûr c’est ce que j’ai noté » me répondit il.

« Peut être mais ce n’est pas ce que j’ai commandé, j’ai commandé une salade » dis-je un poil énervé.

« Ce n’est pas ce que vous m’avez dit monsieur » repris t’il.

« Je suis désolé, mais je ne mangerais pas ce plat, et j’aimerais que vous puissiez m’apporter ce que j’avais commander » lui dis-je.

« Si vous souhaitez un autre plat, il vous sera facturer » osa t’il me dire.

Je me leva brusquement et attrapais une carte que je lui mis sous le nez

« Vous plaisantez, il y a une différence entre ce que vous m’avez amener et ce que j’ai commandé, alors soyez honnête, assumez votre erreur et changez moi de plat » lui exigeais-je.

« Je ne peux pas changer, c’est ainsi » dit il.

« Ah oui vous le prenez comme çà, très bien, vous aurez une bonne surprise » lui aboyais-je en reposant la carte de manière ferme et en retournant m’asseoir.

« Bon aller, calme toi Oliv’ » me dit Olivier « Ce n’est qu’un con, il faut laisser tomber »

« C’est vraiment grave quand même, quelle mauvaise foi » dit Audrey

« Ouais, vouloir faire repayer le plat c’est pas cool » rajouta Marion.

« Ouais c’est vrai que c’est assez insensé et gonfler, c’est clair qu’on reviendra pas là » affirma Olivier.

« En tout cas je compte sur vous, pour ne lui laisser aucun pourboire, ca lui apprendra » repris je « Il faut qu’on arrive à laisser le prix de la note au centime prêt, tu vas voir qu’il va s’en souvenir des petits frenchies ce gros naze »

« Ah ouais c’est pas mal çà » dit Marion en rigolant

« Ok promis on fera çà » ajouta Audrey

« Aller sur ce mangeons dans la joie et l’allégresse » continua Olivier « Bois un coup ca te détendra ! »

Comme convenu au moment du paiement de la note, nous laissâmes le prix exact au centime prêt et sans attendre le serveur nous quittâmes le restaurant. J’étais vengé et avec l’argent économisé j’allais m’acheter ensuite une chemise très kitsch mais très sympa dans une boutique de fringue juste à côté. Le temps était encore plus frais que la veille et j’avais peur de couver un début de grippe.

Nous ne rentrâmes pas trop tard à l’hôtel. Hugo n’était bien sûr pas là. S’était il transformé en mirage ? Ou plutôt, y’avait t’il autre chose qu’il expliquait ce silence. J’eus la confirmation plus tard de se que j’avais ressenti, car j’étais bien placé pour y voir clair. Il semblait bien qu’il avait encore des sentiments pour Olivier, alors qu’il en a de réels pour son nouveau copain. Une confusion des sentiments qu’il a eu sans doute du mal à gérer et plutôt que de faire face, même s’il n’allait pas revoir Olivier avant un certain temps, il préféra ne pas se confronter une nouvelle fois à ce dilemme. Nos deux dernières journées américaines se firent donc sans lui.



15/11/05 - 20:06

Pensée du Soir ...

Pensez à vous faire vacciner contre la grippe avaire avant votre prochaine soirée dans le marais, parce qu'avec toutes les dindes qui y trainent, les risques sont décuplés !!! Gnarf, gnarf, gnarf ;))

14/11/2005

14/11/05 - 11:37

Ayrton is back !!!

Me voilà de retour de Pologne après des petites vacances très sympa, où j'ai pu voir ma famille et faire visiter le pays aux amis qui m'ont rejoint à Varsovie ...

Bien sûr vous ne serez pas oublier et tout bientôt sur mon blog vous pourrez trouver le récit de mon escapade polonaise !!