25/09/2005Psychodrame à la Star Ac' !!!
La sortie de Samedi soir dans une fête foraine, afin d’y tourner leur premier clip, a eu, pour nos chers staracadémiciens, des conséquences diverses et loin d’être positives. Endemol et TF1 doivent se frotter les mains de joie, car nous assistons depuis ce matin à une véritable succession de psychodrames au sein du château.
Tout d’abord, les élèves étaient rentrés à cinq heures du matin, et n’avaient donc dormis que quatre heures. De plus le tournage avait engendré toute une série de petits pépins de santé qui allaient prendre des plus grosses proportions.
Emilie et Alexia étaient rentrés avec un genou bien abîmé. Pour Alexia, une poche d’eau se créa progressivement, la gênant de plus en plus. Pour Emilie, c’est pire, celle ci fut victime d’une lésion et une immobilisation d’au moins une semaine est à l’étude par les médecins.
Pour Pierre, Jérémy, et Ely qui avaient quelques soucis de gorges ou déjà pris froid, leur état s’était aggravé. Pierre n’avait presque plus de voix, Jérémy toussait encore plus et le rhume d’Ely s’était amplifié.
Mais ce rhume allait prendre une importance inattendue et se révéler comme la clé de voûte du vrai psychodrame de l’après midi. Le programme des évaluations de la semaine prévoyait, entre autre, de chanter en duo. Depuis quelques jours Jill s’était rapproché de Grégoire et c’est tout naturellement que celle-ci, avait proposé hier à ce dernier de chanter avec elle en duo lors des évaluations. Celui-ci avait bien sûr accepté. Ely, qui comptait sur Grégoire, dût changer ses plans et se mît en duo avec Pascal un peu par défaut. Et on sentait que la canadienne ne voyait pas d’un bon œil le rapprochement entre Jill et Grégoire, se sentant abandonné par le jeune homme avec qui elle avait lié une belle complicité au sein du château.
Sans doute jalouse de l’affection que recevait Jill de la part de Grégoire, la québécoise avait mît, hier, encore plus de distance entre elle et Greg. Il est vrai que l’attitude du jeune homme pouvait laisser perplexe, mais celui-ci ne satisfaisant sans doute pas d’un simple rôle de confident, vu les forts sentiments qu’il éprouvait pour Ely, avait choisi de se rapprocher de Jill, qui affichait une certaine satisfaction a voir Grégoire être aussi proche d’elle, alors qu’elle aussi, à l’image de Ely, a un petit ami à l’extérieur du château, par ailleurs encore plus jaloux que le copain d’Ely.
Le rapprochement de Grégoire et Jill n’étant pas du goût du petit ami de la belge, celle-ci s’était fait fortement sermonné au téléphone ce matin. Mais malgré les sentiments qu’elle avait pour son copain, on sentait ensuite, que comme Ely, il y a quelques jours, que Jill était confronté à un véritable dilemme, se surprenant même à développer des sentiments envers Grégoire, sentiments qui n’avaient pas disparu non plus complètement dans la tête d’Ely. Et après tout, on pouvait subitement se demander si Grégoire ne s’était pas volontairement rapproché de Jill pour rendre la canadienne jalouse et lui montrer qu’elle tenait à Greg, bien plus que ce qu’elle n’osait se l’avouer. Et Jill, plutôt que d’écouter son petit ami continuait à « coller » Grégoire.
Une fois le décor planté, c’était, finalement, en cours d’expression scénique que cette histoire prit une nouvelle tournure. Pascal et Ely avaient choisis de chanter « Turn around » mais le rhume d’Ely, plus sans doute la déception de ne pas chanter avec Grégoire avaient mit à mal les cordes vocales de la canadienne, qui incapable de chanter cette chanson, s’enfuit du cours en larmes. Et devinez qui partit la réconforter … ce cher Grégoire, qui toujours amoureux de sa belle, ne put s’empêcher d’aller la consoler. Trop malheureux de voir celle pour qui il avait des sentiments être si malheureuse, il lui proposa de chanter avec lui en duo, ce qu’elle acceptât. Puis ils retournèrent s’asseoir au théâtre en se serrant et en se caressant le bras l’un de l’autre, ce qui n’échappa à Jill. Quelques instants après, Grégoire proposa à cette dernière d’intervertir les duos et lui demanda si cela la gênait de chanter avec Pascal sur « Turn around » afin qu’il puisse chanter Ely et la soutenir dans une chanson plus évidente pour elle, à cause de ce fameux rhume.
Jill accepta à contre cœur de devoir chanter avec Pascal et surtout ne plus chanter avec Grégoire. Ely avait retrouvé le sourire et continuait à se coller à Grégoire. Jill, elle, faisait la tête dans son coin et ne voulait plus parler à Grégoire. Celui-ci ne s’en inquiétait pas plus, trop ravi de voir sa belle se rapprocher de nouveau autant de lui. On sentait alors que naissait une vraie animosité entre Jill et Ely, puisque toutes les deux devenaient rivales par rapport à la complicité qu’elles avaient ou espéraient avec Grégoire.
Pendant que Greg et Ely tentaient leur nouveau duo sur scène sur une chanson bien à propos « Viens jusqu'à moi », Jill lançait des regards noirs. Elle ne cachait même pas sa déception et la jalousie qui l’animait au risque que son petit ami ne s’en rende compte à l’extérieur. Le duo Greg-Ely prenait une belle tournure et on sentait que tous les deux jubilaient de retrouver enfin leur complicité, de se retrouver après quelques jours d’égarements.
A la fin du cours, toujours fâchée, Jill alla s’entraîner avec Pascal sur « Turn around », pendant que Grégoire et Ely retournait quelques instants au château. Tous les deux avaient retrouvés une vraie joie de vivre et se rendaient compte qu’ils avaient vraiment besoin l’un de l’autre. Ely dît même à Grégoire qu’ensemble ils étaient plus fort et qu’ils ne devaient plus mettre de la distance entre eux, peu importe les conséquences.
Toute cette histoire est loin d’être finie et l’heure CSA de dix sept heures pourrait tourner en règlement de compte entre les deux filles, loin des caméras. Mais il faut se résoudre à l’évidence, Jill a eu tort d’espérer certaines choses, Grégoire a eu tort de vouloir se rapprocher de Jill avait sans doute un peu de mauvaises intentions, et Ely a eu tort de vouloir mettre autant de barrières entre Greg et elle, alors qu’elle a tant besoin de lui au château. Mais c’est çà la vie, on ne fait pas toujours se qu’on voudrait faire, on se trompe, on se trahit, on s’éloigne, on se rapproche, on se ment … Et maintenant comment tout cela va t-il évoluer … Ely va t-elle complètement craquer pour Grégoire ? Jill va t-elle en vouloir à Grégoire et Ely ? Comment vont réagir les petits amis des deux filles ? La suite dans les prochains jours …
Pendant ce temps entre Jeremy et Maud, une chose est certaine c’est que « Ca, c’est enfin fait ! ! ! » … un beau couple est né …
18/09/2005A part çà … à la Star Ac’ …
Pierre et Jeremy se connaissaient déjà avant de faire la Star Ac’ ! !
Grégoire est surnommé « Pause Caca » par les autres élèves.
Pour Maud, c’est le prof de théâtre qui va lui trouvé un super surnom : la fée clochette !
A part çà …
Pierre ne se déclare ni bi, ni gay, mais comme « sexuel » à l’image de Vincent Mc Doom.
Arno s’est mit dans la peau d’un poireau dépressif.
Selon Jasmine Roy, Moises n’aurait pas un poil dans la main mais une moumoute.
A part çà …
95% des mecs qui étaient dans le lit de Pierre étaient hétéros selon lui.
Jill parle pendant son sommeil et Mickael pousse des gémissements.
Mariah Carey ne boit que de l’eau qui vient des îles Fidji à 6 Euros la bouteille de 33 Cl. ! !
A part çà …
Pierre a demandé à Grégoire de lui faire une pipe dans le but de noyer le poisson par rapport à sa relation ambiguë avec Ely.
Magalie mange des sandwichs au fromage, au petit-déjeuner.
Pierre et Pascal se douchent nus, ce qui n’est pas du goût des autres et par exemple d’Emilie qui a eu la mauvaise surprise de tomber sur Pascal à poil sous la douche.
A part çà …
Jérémy a été repéré dans l’émission « A prendre ou à laisser » lorsqu’il a poussé la chansonnette.
Arno et Jérémy ont participés à « Entrées d’artistes », l’émission de Pascal Sevran.
Le copain d’Ely est « grateux » selon elle, c’est à dire radin ! !
A part çà …
Moises aurait « grave le melon » selon Arno.
Arno ne sait pas manger proprement.
Les sautes d’humeurs de Pascal commencent à sérieusement énerver les autres élèves.
A part çà …
Jérémy à brosser les dents de Maud.
Jill en a marre d’être habillé en minijupes par la production.
Attention à Mickael et Laure … l’un ou l’autre risque de sortir lors de la prochaine émission.
A part çà … rien ! ! !
17/09/2005Ca y'est !!! J'ai rêvé de Grégoire cette nuit ...Et il m'a fait des tas de bisous dans mon sommeil ... 16/09/2005Celui qui racontait son voyage en Californie - 7eme partieAprès un lundi soir orageux, s’amorçait en ce mardi, une nouvelle très longue journée. Tout le monde s’était coucher peu de temps après être rentré de l’hôtel, afin de se reposer au maximum et d’être en forme car aujourd’hui nous allions avalés beaucoup de kilomètres. Nous avions prévus après avoir fini la visite de Las Vegas, de nous rendre dans la « vallée de la mort » puis de rejoindre un hôtel dans le parc national de « Yosemite », afin de passer une soirée en pleine nature loin des grosses mégalopoles américaines.
Avant de retrouver les filles pour le petit déjeuner, Olivier et moi allâmes faire un tour dans les boutiques de l’hôtel afin d’acheter des cigarettes et des souvenirs. Ensuite, nous prîmes quelques minutes pour appeler nos parents en France et donner de nosnouvelles. Nous remontâmes dans la chambre pour finir de ranger nos valises. Enfin, nous retrouvâmes les filles dans leur chambre qui étaient tout juste prêtes. Nous décidâmes d’aller faire le check out des chambres et déjà remettre les valises dans la voiture avant d’aller prendre notre « gros » petit-déjeuner. La tension d’hier semblait être complètement retombée et personne ne reparla des événements de la veille.

Une fois le coffre rangé nous retournâmes prendre notre petit-déjeuner dans un des restaurants de l’hôtel « Circus Circus ». Celui proposait pour une somme forfaitaire de huit dollars l’accès à un buffet complet avec mets salés et sucrés comme des viennoiseries, des céréales, du bacon, des œufs accommodés à différentes façons, des légumes et surtout des fruits. Quel ne fut pas notre joie quand nous vîmes tout le choix de fruits et autres salades qui étaient proposés. Depuis notre arrivée en Californie, nous n’avions eu que trop peu d’occasion de manger des aliments « sains » et donc nous ne boudâmes pas notre plaisir de nous faire en plus d’un repas salé, une véritable cure de fruits. Nous mengêames des pommes, des bananes, des melons d’eau, des ananas, des pèches et j’en passe.

Sachant que j’avais avec moi mon sac à dos et que nous avions beaucoup de route aujourd’hui, nous décidâmes de faire quelques réserves et de remplir discrètement le sac à dos de diverses nourritures. Nous primes notamment des bananes, un peu de viennoiseries, des boites de céréales et aussi pour faire plaisir à Olivier, des petites bouteilles de tabasco. Ensuite, il ne nous restait plus qu’a déserter les lieux. Juste avant de regagner la voiture, je fis un petit tour par les toilettes. Quelques instants après, j’entendis une voix féminine qui interpellait quelqu’un depuis l’entrée des WC. S’époumonant de toutes ses forces et en français dans le texte, la femme prononça cette phrase :
« Robert, t’as fini de chier ??? »
Je n’en croyais pas mes oreilles. Juste après, venant du WC se trouvant à côté du mien, un homme répondit fort :
« Ouais Martine, j’arrive … j’arrive !! »
« Ok, on t'attent dehors hein, traîne pas » repris la femme.
Franchement je ne m’attendais pas à entendre à Las Vegas ce genre de conversation aussi distinguée. Une fois sorti, je racontais l’anecdote aux filles et Olivier et tout le monde était d’accord pour dire de manière ironique que le bon goût français n’était pas mort.
Il nous restait encore un peu de temps avant de quitter Las Vegas, aussi, après avoir quitté notre hôtel et garer la voiture sur un parking de l’hôtel « Monte Carlo » nous nous dirigeâmes vers l’hôtel « New York, New York » pour continuer notre visite de la ville. L’hôtel « New York, New York » était l’un des plus anciens de la ville. Il était donc construit sur le thème de « Big Apple » avec une succession de building très typique de New York et à l’avant de l’hôtel le pont de Brooklyn. A l’intérieur du casino, la luminosité n’était pas très élevée et la thématique était ciblée sur Broadway et Wall Street.
Ayant tous envie de jouer, nous nous installâmes côte à côte sur des bandits manchots électroniques. Pour ma pire, je me positionnais sur une machine juste à côté d’une allée et pour être plus à l’aise je posais ma caméra vidéo à côté de la machine. Ensuite, j’introduisis un billet de vingt dollars et commença à jouer.
Audrey remarqua que la chance était de mon côté : « Wouah !! Tu as vu Marion, Oliver à déjà gagner presque vingt cinq dollars. »
Marion répondit : « Ah oui et bah bravo Oliver, peut être que tu vas décrocher le jackpot là !! Au fait où est Olivia ? »
« Je crois qu’il est parti sur une machine un peu plus loin ! » indiquais-je « Ah oui, regardez les filles il est à trois rangées devant nous »
« Moi je ne gagne pas grand-chose pour le moment » nous dit Audrey.
« Et moi là je commence à tout reperdre, je crois que je vais changer de machine » affirmais-je en me déplaçant. « Tiens je vais aller sur une machine sur la gauche là bas »
« Ok, Audrey viens on va regarder si on ne voit pas d’autres bandits manchots sympa par là bas » interpella Marion montrant une autre série dans une allée parallèle.
« Bon cette machine ne me plaît pas non plus je vais essayer une machine à cinquante cents » dis-je aux filles en les recroisant.
« Ok a toute de suite » répondit Audrey.
Je me rapprochais d’Olivier qui semblait ne plus jouer et lui demandais-je : « Tu as arrêté de jouer, tu ne gagnes pas ? ».
« Non pas vraiment et de toute façon je voulais juste essayer quelques fois histoires d’avoir joué à Las Vegas » me dit-il « mais je ne comptais pas dépenser grand-chose en jeu »
« Ok bon moi j’ai toujours mon bon avec encore presque quarante dollars dessus donc je vais essayer de faire fructifier tout çà ! »
Olivia alla voir si les filles gagnaient un peu et moi je m’installais sur une nouvelle machine. Subitement je me rendis compte que j’avais oublié de prendre avec moi ma caméra vidéo et que je l’avais laissé à côté de la première machine où j’avais joué. Arrivé à la machine, je ne retrouvais pas la caméra, elle avait disparu. Je cherchais alors un peu au tour et vérifiais que c’était bien sur cette machine que j’avais commencé à jouer. Je ne la trouvais nulle part ce qui commença à me faire paniquer. Je retournais alors vers les filles et Olivier.
« C’est la merde, j’ai oublié ma caméra prêt d’une machine et elle n’y es plus » leur dis-je particulièrement stressé.
« Ah merde ! » s’exclama Audrey « tu es sûr que c’est à cet endroit là que tu l’as oublié »
« Oui, oui !! J’en suis sûr car je ne me souviens bien de l’avoir posé là et après coup c’est vrai que quand j’ai changé de machine, je ne l’ai pas récupéré » lui répondis-je.
« Là si c’est un client qu’il l’a pris ça va vraiment être dur de la retrouver, la personne est peut être déjà sorti du casino » affirma Marion.
« Bon pas de panique on va se remettre à chercher voir si elle est pas ailleurs » dit Olivier en essayant de dédramatiser les choses.
« Ce qui est vraiment dommage c’est tous les souvenirs filmés qu’on va perdre, autant la caméra en soit tant pis mais bon on avait déjà presque deux heures de vidéo » lui indiquais-je toujours dépité.
« C’est vrai que c’est dommage quand même » me répondit Audrey « Bon aller on va chercher »
« Je vais voir moi je ne vois pas quelqu’un avec la camera en main ou autour du cou un peu plus loin là bas » leur signalais-je.
Tout le monde se mit à la recherche de la caméra perdue. Au bout de quelques minutes, le constat était le même : toujours pas de trace de l’objet.
« Bon on va aller voir à la sécurité, peut être qu’ils auront remarqués quelque chose » nous dit Olivier.
« Ah oui tiens faudrait voir si on leur aurait pas ramené ou s’ils n’ont pas filmés la scène » précisa Marion.
« Oui on va faire çà » répondis-je toujours paniqué « ce serait un miracle s’ils l’avaient … »
Arrivés devant le guichet de la sécurité, Olivier s’adressa à l’agent présent sur au comptoir : « Bonjour, nous avons égarés une caméra vidéo et nous aimerions savoir si par hasard on ne vous l’aurait pas ramené ».
« Une caméra vidéo ? « demanda l’agent « vous dîtes l’avoir perdu ? Et à quoi elle ressemble cette caméra »
« Et bien c’est une caméra assez petite, de couleur grise, avec un écran LCD et de marque Sony » décrivais-je à l’agent.
« Nous l’avons oublié prêt d’une des machines que vous voyez là bas » précisa Olivier.
« Attendez ! Je vais regarder car on nous a rapporté quelque chose qui y ressemble il y a un petit moment » nous dit l’agent tout en saisissant un objet enfermé dans un sachet en plastique dans ces mains.
« Serait-ce cela ? » nous demanda l’agent en sortant une caméra grise du sachet.
« Euh oui on dirait attendez je vais vérifier » lui dis-je tout étonné. « Normalement il y a une petite cassette à l’intérieur avec un autocollant portant le chiffre « 3 » dessus.
J’ouvris l’appareil et extrayais du ventre de l’objet une cassette qui portait effectivement le chiffre « 3 » !
« Oui, c’est bien ma caméra » indiquais-je à l’agent de sécurité tout en retrouvant le sourire.
« Et bien, tu as eu vraiment de la chance qu’elle soit ici » dit Marion.
« Ah oui, là je crois qu’on a eu la chance que ce soit quelqu’un d’honnête qu’il l’est trouvé » renchérit Audrey
« Sûrement quelqu’un du personnel, une serveuse, parce que si cela aurait été un client à mon avis, la personne se serait sauvé du casino avec » en conclut Olivier.
« Bien, bien ! Avant de vous remettre l’objet, j’ai besoin que vous me remplissiez cette déclaration sur l’honneur avec toutes vos informations personnelles au cas où une autre personne réclamerait cet objet ! » me dit l’agent en me présentant un formulaire.
« Oui très bien, Monsieur, de toute façon, je suis sûr que c’est ma caméra, donc personne d’autre ne vous la réclamera » lui répondis-je.
« Si vous le dites, en attendant remplissez-moi tout çà » s’exclama l’agent.
Une fois toutes les cases renseignés je remis le formulaire à l’agent et pût enfin récupéré mon bien. Remis de mes émotions, nous décidâmes de quitter le casino et d’aller en voir d’autres.
Vu qu’ils nous restaient peu de temps, nous décidâmes de nous séparer pour la dernière heure. Les filles souhaitaient visiter les boutiques d’une grande marque de chocolats qui fondent dans la bouche et pas dans la main, et d’une grande marque de boisson gazeuse de couleur très foncée qui l’hiver est bu par des ours.
Pendant ce temps Olivier et moi allâmes visiter le Casino du « MGM Grand ». Le casino était sur les tons turquoise et comme le « New York, New York », la luminosité était assez faible comme il est de coutume dans des casinos classiques. Sur le côté de ce casino, sachant que le lion est le symbole de MGM, une grande cage en verre contenait deux jeunes et beaux lions, qui étaient beaucoup plus fringants et dynamiques que le pauvre tigre du « Mirage ». Un des lions jouait avec une grosse balle, pendant que l’autre s’acharnait sur un os gigantesque.

Je décidais ensuite de jouer encore un peu à quelques machines dans ce casino. Olivier lui alla retrouver les filles pour faire quelques achats et je lui indiquais que je les rejoibdrais d'ici un quart d'heure. Notre séjour à Las Vegas touchait à sa fin et vers midi nous retournâmes à la voiture. Quelques minutes après nous reprenions la route en direction de la vallée de la mort. J’étais de nouveau chargé de guider Olivier vers la bonne autoroute. Après consultation de notre carte routière et d’un plan de la ville, je repérais la façon la plus simple de sortir de Las Vegas assez rapidement et l’expliqua à Olivier :
« Donc regarde, nous devons prendre cette avenue, tourner à droite, puis encore à droite afin de récupérer une voie rapide et après il faudra prendre une sortie qui nous amènera directement sur l’autoroute. »
« Ok et bien guide moi, tu me préviens dès qu’il faut que je tourne » me dit-il.
« Bon attention, là tu prends donc sur la droite et après tu te mets sur la file de droite comme le camion blanc et au feu tu tourneras »
Une fois sur la voie rapide, je remarquais que les panneaux n’étaient pas très explicite : « Bon attends ralenti un peu car je dois vérifier le numéro de la route, car le panneau est pas très clair, il me semble que tu vas devoir prendre la deuxième à droite »
« Tu es sur de toi, parce que regarde y’a marquer Reno sur la première sortie » m’indiqua Olivier.
« C’est ça qui est bizarre mais non, ça nous amènerait à l’opposé je crois, attends je revérifie … » lui dis-je.
« Moi je serais toi je prendrais la première » dit Audrey à Olivier.
« Euh mais nan prends pas la première » m’exclamais-je.
« Si la première … vite » répliquèrent les filles. Olivier pris donc la mauvaise sortie.
« Mais non, mais ce n’est pas vrai, je t’ai dis la deuxième » m’offusquais-je en jetant la carte de rage contre la boite à gand. « Mais pourquoi tu m’as pas écouté !! »
« Tu ne semblais vraiment pas sur, donc voila » me dit-il « et puis tu seras gentil de ne pas t’emporter comme çà car tu sais que j’ai horreur qu’on s’énerve quand je suis au volant »
« Bah attends, c’est quand même terrible çà, tu me demande de te guider, je t’indique la bonne route et tu ne m’écoutes même pas, j’ai des raisons d’être énervé là » répliquais-je.
« Ce n’est pas une raison pour faire un caca nerveux, tant pis on va perdre dix minutes et on va essayer de retrouver la bonne route » enchaîna Olivier.
« Bon c’est bon je m’excuse » repris-je en me calmant « Je me suis un peu énervé car je n’ai pas compris pourquoi tu es allé à l’opposé de ce que je t’indiquais !! »
« Aller les garçons, ce n’est pas grave » dit Marion « Olivier on te laisse guider Olivier et cette fois ci on va la trouver la bonne route ! »
« Bon bah vas-y je t’écoute et si tu t’énerves encore, tu passes à l’arrière jusqu'à San Francisco ! » dit Olivier, avec un peu d’ironie.
« Ok bon encore désolé, promis je garderais mon calme en toute circonstance, mets toi promets moi de m’écouter quand je te dirais où tourner » répondis-je.
« Promis Oliver, regarde bien à l’avance la route à prendre et comme çà on pourra anticiper et plus se tromper » rajouta Audrey.

Une fois sur la bonne route, nous reprîmes notre vitesse de croisière. Alors que nous approchions de la vallée de la mort, sachant qu’il n’était pas conseillé de s’arrêter trop longtemps dans la vallée, à cause de la chaleur très forte qui y règne et comme nous nous doutions qu’il ne devait pas y avoir beaucoup d’habitation dans cet endroit, nous fîmes une pause dans un village situé tout prêt de l’entrée de ce grand parc national. Ce village devait contenir en tout et pour tout une centaine d’habitants. L’endroit semblait assez désert et nous nous arrêtâmes sur un parking qui jouxtait une sorte de petit restaurant. Olivier proposa à Audrey d’essayer de conduire la voiture, vu que le terrain était assez dégagé afin de voir si elle s’habituerait assez facilement. Olivier et Audrey firent un petit tour autour du restaurant, pendant que Marion et moi les attendions à l’ombre. Après quelques minutes, elle avait la voiture déjà bien en main, et comme Olivier était un peu fatigué vu qu’il avait conduit en permanence depuis hier, il proposa à Audrey de prendre la relève. Sachant que comme elle avait moins de vingt cinq ans et afin d’éviter de payer un supplément jeune conducteur, nous ne l’avions pas indiqué comme conductrice additionnelle quand nous avions récupéré le véhicule. Sur le coup je n’étais pas très chaud car vu que nous n’étions pas assurés si Olivier ne conduisait pas, j’avais la hantise d’un contrôle de police et d’une amende. Mais vu qu’on voyait bien qu’Audrey en avait vraiment envie, nous décidâmes de prendre le risque et c’est donc Andréa qui prit le relais. Je m’installais alors à l’arrière et Olivier se mit à ma place à côté d’Audrey. Nous reprîmes la route, et après une dizaine de minutes de route nous atteignîmes l’entrée du parc national de « Death Valley ».

A l’intérieur du parc le spectacle proposé était somptueux, et différents paysages tout aussi impressionnants les uns que les autres se côtoyaient.
« On vois bien que la terre est vraiment aride, mais regardez il y’a quand même de petits buissons bien verts qui arrivent à pousser, c’est vraiment superbe » m’exclamais-je.
« La terre est quand même assez foncée, presque marron » indiquais Marion.
« Oh regardez à droite, il y a un ancien lac salé qui devait exister là où vous voyez la grande tache blanche » dit Olivier
« Tu veux dire qu’avant à cet emplacement y’a eu un lac d’eau salée ? » demanda Audrey
« Oui, il devait y avoir de l’eau salée ici il y a très longtemps, je crois que c’est là qu’ils ont tournée la pub où Ray Charles conduisait une voiture de marque française. » précisa Olivier.
« Ca va ma bou ? » s’inquiéta Audrey.
« Oui regarde je me suis fait une petite cabane à l’arrière pour me protéger du soleil, par contre j’ai toujours mal au cou » répondit Marion.
« Il va falloir que l’on coupe de temps en temps la climatisation de la voiture pour ne pas que le moteur chauffe trop » dit Olivier.
« Ah oui, tout à fait, car bon on pourra sûrement trouver du liquide de refroidissement sur la route mais bon ce serait con de tomber en panne car nous n’avons pas croisé une seule voiture depuis qu’on a pénétrer dans le parc » rajoutais-je. « Vraiment le paysage est magnifique et la couleur de la terre n’est pas la même selon l’endroit où on regarde, on passe du blanc au marron très façon. Et puis vous voyez là certaines montagnes ont presque la même couleur que les canyons »
« J’ai les oreilles qui commencent à se boucher » dit Marion.
« Oui je commence à ressentir cela aussi » indiquais-je « on doit être en train de redescendre très bas prêt du niveau de la mer et on ne s’en est pas rendu compte mais en terme d’altitude on était assez haut aux alentours des mille cinq cent mètres. »
« Depuis tout à l’heure, on descend de manière continue et on se rapproche de plus en plus des dunes » ajouta Audrey.
« Oui regardez sur la droite, on va déjà de superbes dunes, elles ont l’air presque aussi hautes que celle que l’on peut trouver dans les déserts » nous dit Olivier.
« Y’a d’autres coins où des dunes se développent si on regarde bien, c’est comme si le sable gagnait de plus en plus de terrain » affirmais-je.
« Les montagnes là bas on l’air vraiment très hautes » observa Marion
« On passe subitement d’un terrain sec parsemés de buissons, aux dunes de sable. Je remarque aussi que le sol est encore plus sec et caillouteux, plus on se rapproche du niveau de la mer.
« Il a l’air de faire une chaleur torride à l’extérieur » dit Marion.
Olivier coupa la climatisation et ouvrit les fenêtres. Quelques instants après il s’exclama « Oh oui la chaleur rentre déjà, il tape grave et y’a pas un nuage dans le ciel ».
« Je me demande si il y a des espèces animales qui vivent là, a part des scorpions, des scarabées et d’autres bestioles moches et horrible de ce genre, il doit rien y avoir d’autre dans le coin. » pensais-je.
« Il va y a voir une bifurcation là ! Olivier je prends quelle route ? » me demanda Audrey
« Bah y’a pas trente six routes, alors euh tu prendras la 110 donc normalement tu dois tourner au gauche. » répondis-je
« Certes y’en a pas trente six, mais y’en a quand même deux et ce serait balot de se tromper » ajouta Olivier
« Non mais c’est bien çà la 110, donc la route qui va sur la gauche » confirmais-je. « Regardes bien à droite et à gauche avant de tourner, vu le monde !! »
« C’est comme le sketch avec Michèle Laroque : je regarde à droite il n’y a personne, je regarde à gauche il n’y a personne non plus » dit Marion hilare.
« Ah oui le sketch dans « Ils s’aiment », trop fort !! Vous l’avez vu les filles ? » Demanda Olivier.
« Oui on l’a déjà vu et on a bien aimés » répondis Audrey.
La route était très bosselée à certains endroits et de temps à autre on sentait la voiture qui décollait, cette sensation était vraiment amusante, même si Marion n’appréciait pas trop car à chaque bosse passée, elle ressentait des douleurs dans son cou toujours endolori.
Le panorama était toujours aussi impressionnant et à un moment nous pouvions même apercevoir, s’étendant sur plus de vingt kilomètres en ligne droite, la route sur laquelle nous allions passés. Au point le plus bas, nous passâmes même au milieu de dunes avant de remonter sur l’autre flanc en direction de la sortie opposée. Olivier s’assoupit et Marion ne tarda pas à faire de même. De mon côté je continuais à admirer le paysage et à surveiller Audrey du coin de l’œil au cas où elle aussi, aurait été victime du syndrome de l’assoupissement qui gagnait tout le monde. Avant de ressortir du parc, nous nous arrêtâmes au bord de la route pour faire des photos d’un gouffre très impressionnant, ainsi que des dunes. Il était prêt de dix sept heures et la chaleur commençait sensiblement à diminuer.


La journée était bien avancée et il nous restait encore prêt de trois cent cinquante kilomètres à parcourir. J’avais mal appréhendé la distance entre les différents endroits et la qualité des routes, aussi nous n’avions pas avancé aussi vite que je l’espérais. Il était maintenant clair que nous allions arriver de nuit à notre hôtel situé a proximité du parc national du Yosemite. Mais ce qui m’inquiétait c’est que certaines routes semblaient fermées pour cause de chutes de neige. Vers dix neuf heures, nous atteignîmes la ville de Bischop. Cette localité était la plus grande que nous avions traversée depuis que nous avions quittés Las Vegas. Nous décidâmes de nous y arrêter pour dîner. Un restaurant très typique du coin attira notre attention. L’intérieur était très cosy. Des tables avec banquettes entouraient une sorte de grand buffet. Ce restaurant proposait soit des plats à la carte, soit une formule buffet. Avant de commander nous nous précipitâmes tous aux toilettes, car cela faisait un moment que nous nous retenions. Une fois installés à table, nous prîmes tous l’option du buffet car pour une somme pas très importante nous pouvions manger à volonté. Le buffet était constitué d’une trentaine de sorte de crudités, de différentes viandes, de pâtes, de pommes de terre, de légumes, de différents desserts et même de glaces. Chacun se resservi plusieurs fois, il n’était pas sûr qu’avec nous le restaurant faisait une bonne affaire. L’endroit était très typique et il semblait que nous étions les seuls touristes dans le coin. Nous nous étions retrouvés au plus profond de la Californie et cela nous permettait de voir aussi une autre facette de cet état et de côtoyer un autre style de personne.




La nuit allait bientôt tomber et nous devions encore traverser le parc du Yosemite pour atteindre l’hôtel où nous étions réservés pour une nuit. Nous reprîmes la route. Alors que nous approchions de la bifurcation nous vîmes sur panneau que la route que nous devions emprunter était aussi fermer pour cause de chaussée enneigée. Ce que nous ne savions pas c’est que la route que nous devions prendre culminait à prêt de trois mille cinq cent mètres.
« Bon la route est fermée, Olivier est ce que tu vois une autre solution ? » demanda Audrey toujours au volant.
« Justement je suis en train de regarder et là le problème c’est que pour atteindre l’hôtel on devrait faire un détour d’au moins deux cent kilomètres !! En plus on doit redescendre et donc s’éloigner à nouveau. Je pense pas qu’on arrive sur place avant minuit » lui répondis-je.
« Je crois qu’il n’est pas raisonnable d’aller à l’hôtel. Je vous propose de continuer à rouler un peu afin de se rapprocher de San Francisco et de dormir dans un motel sur la route quand on en aura marre » proposa Olivier.
« C’est vrai que c’est vraiment dommage de perdre nos réservations mais là je crois que ça sert plus a rien de tenter le coup … Qu’en pensez vous les filles ? » demandais-je.
« Vu qu’il fait déjà nuit, je crois qu’on va faire çà » répondit Audrey « T’es d’accord ma bou ? »
« Faites au mieux, moi çà m’ai égal le temps qu’on ne dort pas dans la voiture cette nuit !! » dit Marion en rigolant.
« Bien alors c’est décidé, on roule encore un peu et on s’arrête dans un motel » en conclut Olivier.
« Si on arrive a récupérer une autre route, on pourrait s’arrêter dans une ville qui s’appelle Dardanelles, qui est à environ deux heures de route, par contre j’espère que cette route là n’est pas non plus fermée car elle semble passer aussi dans les montagnes. » indiquais-je.
« Audrey te sent tu capable de conduire encore deux heures ?? » demanda Olivier
« Pour l’instant çà va, je suis pas trop fatigué et puis bon même si j’aime pas trop conduire la nuit, j’en ai quand même l’habitude et à choisir je préfère qu’on fasse le plus de route possible ce soir pour se rapprocher le plus possible de San Francisco » lui répondit-elle.
« Bon donc on continue comme çà ! Oliv’ regarde si y’a pas d’autres possibilités au cas où s’arrête plus tôt » me dit Olivier.
« Oui je suis en train de regarder çà sur la carte. Bon un peu avant le croisement on est censé traverser une ville qui s’appelle Bridgeport » lui indiquais-je « donc au pire on s’arrête là, et puis si on peu on continue, car je suis sûr que dans ces villes y’aura des motels ».
Après presque une heure et demie de route nous traversâmes Bridgeport.
« Regardez y’a pas mal de motels on dirait et y’en a au moins quatre où y’a des chambres disponibles » nous dit Olivier.
« Bon on continue alors encore un peu car on sait qu’on peut revenir là au cas où » rajoutais-je.
« Par contre les garçons il va falloir que l’on fasse le plein car il ne reste plus beaucoup d’essence dans la voiture » indiquait Audrey.

La nuit était étoilée mais la route n’était pas du tout éclairée. Nous ne savions donc plus vraiment où nous roulions. Nous savions juste que nous étions sur une route au milieu d’une forêt dense. Et l’idée de tomber en panne d’essence en plein milieu de cette forêt nous enchantait moyennement. Heureusement, notre bonne étoile, qui nous avait suivis jusqu’ici, gloire à elle, fît que nous trouvâmes au beau milieu de nulle part une petite maison qui faisait office de station service. Marion et moi décidâmes de rester à l’abri dans la voiture, car nous avions de plus en plus l’impression de nous retrouver dans le remake de « Souviens toi l’été dernier ». Audrey et Olivier eurent plus de courage et remplir le réservoir à essence. Finalement aucun tueur ne surgit de la forêt et c’est tous vivant que nous reprîmes la route. Peu de temps après nous arrivâmes à l’intersection que je signalais à Audrey :
« Attention on arrive à l’intersection dont tu prendra la route qui va vers la gauche »
« Ca y’est oui je vois les panneaux, donc à gauche, mais y’a pas vraiment de gauche là » me dit Audrey.
« Ah oui alors continue tout droit, puisque l’autre route qui va sur la droite est pas celle que l’on doit prendre »
« Ok donc je reste tout droit »
« C’est bizarre mais je vois comme des yeux dans la nuit » dit Marion.
« Je crois qu’il y a des cerfs par là » indiqua Olivier
« Il ne manquerait plus qu’un deux se jette sous nos roues » faisais-je remarquer.
« Il fait encore plus sombre par ici » remarqua Marion.
« Je vais essayer de faire attention » prévenu Audrey.
« Tu crois qu’on est encore loin de la ville où on doit s’arrêter ? » me demanda Olivier.
« On doit être à environ trois quarts d’heure » lui répondis-je. « J’espère qu’il y aura pas trop de virages et que la route ne sera pas trop escarpée »
« Ca à l’air d’être une route nationale » dit Olivier.
« Oui mais bon maintenant je ne suis plus sûr de rien » indiquais-je
« De toute façon on verra comment ça se passe mais bon pour l’instant j’arrive toujours à conduire » nous dit Audrey.
« Le ciel est vraiment magnifique on voit toutes les étoiles » s’étonna Marion.
« Ah oui tiens je vois la constellation d’Orion là, bon j’en connais pas des masses mais celle là, elle facilement reconnaissable » lui dit-je.
« Oh non regardez la route est barrée !! » s’exclama Olivier.
« Ah oui y’a carrément une grosse barrière qui bloque le passage, impossible de poursuivre … et là maintenant il faudrait carrément remonter jusqu'à Carson City, alors certes ensuite c’est direct jusqu'à San Francisco mais on en a encore pour au moins cent kilomètres » expliquais-je.
« Et bien je crois qu’on n’a pas le choix, le mieux est de faire demi-tour et de retourner à Bridgeport » dit Olivier. « Tu es encore d’attaque Audrey »
« Oui, oui çà va, faisons comme ça !! » lui répondit-elle.
Audrey fit marche arrière et après vingt minutes nous amena sains et saufs à Bridgeport. Un des motels ne semblait plus avoir de chambres disponibles. Nous décidâmes de tenter le coup dans un Best Western, mais le prix de la chambre était trop excessif et donc nous préférâmes voir dans un motel à côté si les tarifs n’étaient pas plus raisonnables. Le motel était très typique, tout en bois et construit en U, avec un parking au centre. Il était vingt trois heures passées et dehors malgré les quelques lumières de la ville, il faisait très noir. Bref nous ne savions pas vraiment où nous étions, juste que nous devions nous trouver en plein cœur de la Sierra Nevada.
Nous rentrâmes dans la réception du motel et un homme d’une quarantaine d’année nous accueillit. Après quelques instants nous constatâmes que nous avions à faire à un amateur de chiens et notamment ceux de marque « Bichons ». La réception était un véritable musée dédié à cet animal : des bichons en peluche, des cartes postales avec des bichons, des contes pour enfant parlant de bichons, des livres pour savoir comment donner du plaisir à son bichon ou encore des tapis en poil de bichon … sur le coup je n’aurais pas été surpris de trouver des bichons empaillé dans une pièce à l’arrière …
Mais comme le prix de la chambre était raisonnable nous décidâmes de dormir ici. Notre chambre était très rétro, un peu comme si le temps c’était arrêté dans cette ville, il y a trente ans. La moquette était un peu poussiéreuse, mais au final le tout semblait confortable et cosy, ce qui était quand même le principal. Après que tout le monde passa par la salle de bains, nous nous mîmes tous au lit pour une nuit qui allait nous faire vraiment du bien.
Il était presque minuit à Bridgeport et quatre français venaient de s’endormir à des milliers de kilomètres de chez eux, dans une petite ville au fin fond de la Californie, mais ce qu’ils ne savaient pas c’est que cet endroit leur réserverait une belle surprise à leur réveil.
Celui qui racontait son voyage en Californie - 6eme partieIl était neuf heures pile quand le réveil de mon portable se déclencha. Mais nous étions déja, tous éveillés, et nos pensées étaient, occupées par la perspective de nous retrouver dans quelques heures à Las Vegas, la ville qui ne dort jamais. Nous ressentions tous une réelle excitation et une vraie impatiente, à enfin, découvrir de nos yeux ce lieu de légende. Et cette impatiente était accentuée par le sentiment étrange que nous allions dans quelques heures découvrir un lieu connu et en même temps inconnu, un endroit qui nous était très familier alors même que nous n’y étions jamais allés. Mais Las Vegas n’était pas à un paradoxe prêt comme nous allions très vite nous en rendre compte.
Chacun vaquait à ses occupations et terminait de ranger sa valise. Pendant que les filles allaient chercher du café, des jus d’orange et des gâteaux pour tout le monde, et alors que je finissais de repasser quelques tee-shirts, Olivier commençait à ranger des bagages dans le coffre de la voiture. Afin d’arriver le plus tôt possible dans le Nevada et pouvoir disposer d’un maximum de temps sur place, nous fîmes en sorte d’être prêt pour dix heures.
C’était la première fois depuis notre arrivée sur le territoire américain que nous nous retrouvions que tous les quatre. Ni Hugo, ni Lorena n’avaient pût se libérer pour poursuivre notre voyage avec nous. Hugo avait promis qu’il nous rejoindrait à San Francisco. Aussi, pour les trois prochains jours, au moins, nous possédions en quelque sorte notre destin en main. Nous avions passés de très bons moments à Los Angeles, mais nous étions contents de quitter la ville afin de vivre ailleurs d’autres expériences. Cette sensation de partir dans l’inconnu et de se lancer à l’aventure sur les routes américaines était particulièrment excitante. Car même si les grandes lignes de notre voyage étaient définies, nous avions choisi d’improviser au maximum, et même si j’avais toujours eu tendance à trop organisé les choses, y compris pour ce voyage, j’étais conscient qu’un peu d’improvisation, de mystère et de surprises donneraient plus de charme et de saveur à nos vacances.
Une fois la chambre libérée et le check out effectué, nous nous installâmes dans la voiture. Olivier se mit au volant, les filles gagnèrent l’arrière et je pris place aux côtés d’Olivier puisque j’avais pour mission de le guider, au moins jusqu'au Nevada, car sortir de Los Angeles et récupérer l’autoroute conduisant à Las Vegas pouvait vite se transformer en une véritable galère sans un minimum d’attention et de concentration sur le parcours à emprunter. Afin de nous occuper un peu sur la route, j’avais décidé d’emporter mon lecteur MP3, ainsi qu’une paire d’enceintes. Mais voilà, ce lundi matin, avant de partir, j'avais constaté avec effarement que mes enceintes devaient se brancher sur une prise électrique, et dans ma grande blondeur, je n’avais pas pensé qu’il n’était donc pas possible de me servir de mon matériel dans la voiture. Les filles et Olivier qui s’en rendirent compte se moquèrent bien sympathiquement de moi, qui sur le coup, eu un joli moment de solitude. Sans enceintes et sans CD’s, il ne nous restait qu’une solution pour avoir de la musique, allumer l’autoradio de la voiture et espérer trouver du bon son à écouter sur la route.

Pour récupérer la « 101 », une équivalence à notre cher périphérique parisien, il fallait depuis le Sunset Boulevard emprunter une sortie particulièrement discrète. Pour ne pas la rater, j’avais repérer la veille, qu’elle se situait juste après une station service. A l’approche de celle-ci je mis en garde Olivier, qui se positionna sur la gauche de la route, avant de tourner et rattraper la « 101 ». Pour l’instant, nous maîtrisions bien notre sujet, et les explications d’Hugo, ainsi que les cartes que j’avais à disposition, nous permettaient de suivre sans trop de difficulté le bon itinéraire. De plus, une fois atteint l’autoroute à l’extérieur de la ville, nous savions que nous aurions fait le plus dur, car ensuite il ne suffisait plus que de se laisser guider par la route menant tout droit à Las Vegas.
Au bout d’environ une heure nous arrivions enfin tout prêt de la jonction permettant d’attraper l’autoroute. Il nous restait encore environ quatre heures de route pour atteindre notre but et nous étions déjà impatients d’y être. Pour patienter, nous profitâmes, d’abord, du paysage impressionnant qui s’offrait à nous. Le contraste était vraiment saisissant entre les plaines désertiques, à la végétation éparse et presque anecdotique. Où, au milieu d’une herbe jaune et sèche, de petits buissons verdâtres et d’une terre ocre, s’étirait une route rectiligne qui disparaissait au loin dans un horizon flou. De part et d’autre de la route se dressait d’impressionnants massifs montagneux, dont la couleur était assez semblable à la terre ocre que l’on trouvait au sol. A certains endroits on pouvait même distinguer des belles montagnes aux neiges éternelles. Il faut dire que nous devions traverser une petite partie de la Sierra Nevada, pour arriver à Las Vegas. La Sierra Nevada a de particulier de ressembler par ses couleurs à la chaîne montagneuse de l’atlas mais en même temps de proposer une végétation et un type de relief, ainsi que des altitudes assez similaire aux Pyrénées, voir aux alpes. Nous profitions donc de paysages magnifiques et de contrastes saisissant où les déserts côtoyaient les glaciers.

La circulation était famélique en ce lundi matin et rare étaient les voitures à circuler en direction de Las Vegas depuis Los Angeles. Tout le contraire de la voie d’en face qui par moment même était très embouteillé. Cette image nous rappelait une célèbre publicité pour la loterie nationale, où l’on voit une voiture circulant seule sur une autoroute à destination des vacances et qui croise un énorme embouteillage sur la voie d’en face, constitué de tous les gens qui retournent travailler. Et il faut bien reconnaître que tout ceci était très grisant. Grisant et excitant, soit un cocktail particulièrement explosif qui, mine de rien, et la fatigue aidant, allait plus tard nous rendre tous un peu à fleur de peau. Nos pensées divaguaient et à un moment donné les filles tentèrent d’arracher concernant Olivier et moi quelques informations croustillantes sur nos vies amoureuses respectives.
Audrey rentra subitement dans le vif du sujet :
« Alors les garçons avec combien de mecs avez-vous déjà couchés ? »
« Euh … je sais pas trop » répondis-je assez surpris de la question. « Là comme çà dur de répondre » Déjà là je sentais comme une sorte d’interrogation de la part de mes amis.
« Tu n’as quand même pas eu autant de relation que ça » repris Audrey.
« Olivier répond toi d’abord car bon euh » Repris-je « … on parle de tous les mecs où que les relations sérieuses ? »
« Quelque chose comme un dizaine pour moi» répondit Olivier. Il faut dire qu’il n’avait jamais été tenté par des plans culs et que par ailleurs, il eut quand même quelques longues relations amoureuses.
« Ah oui que dix ? » répondit je surpris, histoire de faire semblant de remettre en doute quelque chose que je savais véridique.
« Bon aller, à toi Oliv’ » enchaîna Marion, plutôt impatiente de ma réponse.
« Bah c’est quand même assez personnel, enfin vous voyez moi j’ai un peu plus galéré et souvent connu des histoires sans lendemain » rétorquais-je en espérant noyer le poisson.
« Bon aller fais pas ton timide et assume un peu » me dit Olivier.
« Euh je dirais quelque chose comme euh quatre vingt » indiquais-je. En réalité je n’avais jamais vraiment réfléchi à la question et j’avais sorti ce chiffre sans vraiment être sûr.
« quatre vingt ?? » s’interrogea Audrey.
« Non mais je ne sais pas trop, je vous ai dit que je ne connaissais pas le chiffre exact » repris-je tout en essayant de compter dans ma tête histoire de voir si ce n’était quand même pas moins que ça.
« En fait tu es bien plus porter sur la chose qu’on l’aurait cru » dit Marion toute hilare.
Finalement, je me rendis compte, en y réfléchissant mieux, que je n’étais pas vraiment très loin de ce chiffre et qu’effectivement, cela pouvait paraître très surprenant pour qui connaissait bien ma personnalité. Mais bon sachant que j’avais commencé quand même très jeune et que ma première fois remontait déjà à 12 ans, je minimisais un peu la chose :
« Oui enfin après tout, cela ne fait que cinq à six garçons différents par an, ce n’est pas non plus énorme, et puis vous savez bien que je suis pas mal de fois tombé sur des mecs pas sur d’eux ou même des cas sociaux »
Et voila comment en cinq minutes j’obtenais l’étiquette de chaud lapin. Mais bon heureusement, mes amis ne semblaient pas aussi choqués que çà, de toute façon plus tard à Paris, je réussirais à les choquer bien plus avec mes plans bizarroïdes !!
Une fois, toutes ces confidences exprimées, c’était nos vessies qui se rappelaient à nos bons souvenirs et donc une pause pipi collective s’imposa. Sauf qu’avec une station service tous les cinquante kilomètres, ce n’était pas forcement évident de s’arrêter quand on le voulait.

Soudainement, nous vîmes un panneau indiquant une station service à deux kilomètres, mais au loin, nous n’apercevions rien qui pouvait faire penser à une station. Malgré tout, nous nous engageâmes dans la sortie, et tout d’un coup, sur notre droite apparu une sorte de grosse et veille maison en bois, avec devant deux pompes à essence. Nous pûmes en déduire que c’était cela la station service. Une fois sorti de la voiture nous fûmes saisis par la chaleur intense qui régnait à l’extérieur. La température était très élevée et le soleil, à son zénith, rayonnait intensément. Olivier se mit torse nu pour parfaire son bronzage et nous attendais à l’extérieur, pendant que les filles et moi allions nous soulager. Pour atteindre les toilettes, il fallait traverser toute la boutique de la station. A l’intérieur se trouvait deux hommes en train de converser que nous saluâmes, puis faisant semblant de regarder les bibelots que la station vendait, nous allâmes discrètement utiliser les cabinets car nous ne savions pas vraiment si les toilettes étaient uniquement réservés aux clients. Sur le retour je remarquais que ce magasin vendait du liquide de refroidissement. Sachant que le lendemain nous devions traverser le désert de la mort, je me demandais s’il n’était pas opportun d’en acheter au cas où. Mais sachant que le véhicule était neuf, que nous avions peu de place dans le coffre et que je savais qu’il existait sur la route de « Death Valley » des réservoirs à disposition des automobilistes en rade, je pris la décision de ne pas en acheter et donc de vite déserter les lieux.

Nous ressortîmes donc un peu précipitamment et retournâmes à la voiture. Après quelques prises de photo nous reprîmes l’autoroute en direction de Las Vegas. La route était toujours peu prisée, malgré tout nous ne pouvions pas rouler trop vite afin de gagner un peu de temps car aux Etats-Unis la limitation de vitesse assez basse ne permettait pas de faire des folies en conduisant. Et il faut dire que cette situation était assez frustrante car nous avions l’impression de ne pas avancer. Le même paysage désertique défilait en permanence et les longues routes rectilignes semblaient sans fin.
Environ deux heures avant d’atteindre notre but, la faim se fît sentir et nous décidâmes de nous arrêter dans un petit complexe commercial où était rassembler différentes franchises de restauration rapides, pizzerias et fast-foods. Nous jetâmes notre dévolu sur la pizzeria, mais nous constatâmes avec dépit que le complexe venait à peine d’être construit et que seul deux fast-foods étaient réellement ouverts. Il n’y avait donc pas le choix et un repas fort peu équilibré, constitué d’hamburgers et frites nous attendait. Une fois les calories ingurgitées, il était temps pour nous de reprendre la route. L’ambiance était très bon enfant dans la voiture et nous commencions à discuter des choses que chacun voulait voir à Las Vegas. Nous espérions avoir le temps d’en voir le maximum, mais il était certain que nous ne verrions pas tout car il était prévu un départ de Las Vegas le lendemain en milieu de journée. Il était aussi convenu que nous ferions tout ensemble afin de partager ces grands moments à quatre.

Vers quinze heures, nous touchions enfin au but. Au loin, nous pouvions déjà distinguer la pyramide du « Louxor » puis un peu plus loin le château fort coloré de l’hôtel « Excalibur ». Nous concernant, j’avais réservé avant notre départ, deux chambres d’hôtel au « Circus Circus ». J’avais fait le choix de cet hôtel car c’était l’un des meilleurs au niveau rapport qualité prix et qu’il semblait assez bien situé sur « le Strip », la grande avenue où se trouvent tous les grands hôtels de Las Vegas. Dès les premiers instants nous étions conquis par les imposantes façades de tous ces hôtels. Chaque hôtel était conçu autour d’un thème et tous rivalisaient par la somptuosité des décors proposés. Plus l’hôtel était récent et plus il était gigantesque et majestueux. Nous venions réellement de pénétrer dans le plus grand parc d’attraction pour adultes du monde. Nos regards étaient attirés de tout part par les couleurs chatoyantes qui jaillissaient de toute part, les différentes décorations des casinos toutes aussi somptueuses les unes que les autres et cette toute cette végétation luxuriante planté dans un sol pourtant très aride. Tous les hôtels étaient inspirés des endroits les plus prestigieux du monde ce qui donnait encore plus de cachet et de charme à ce lieu magique. Nous étions aussi saisis par l’abondance des cascades, fontaines et autres éléments aquatiques alors que nous étions au beau milieu d’un désert. Il était vraiment fascinant de voir comment autant d’eau pouvait être utilisée dans un lieu qui était, normalement, si peu pourvu de cet élément. Nous savions aussi, que nous serions encore plus impressionnés lorsque la nuit serait tombée et quand la ville qui ne dort jamais brillerait de mille feux, quand tous les néons scintilleraient de toute part et que les Nous étions tous conquis, et nous étions impatients d’arriver à bon port afin de commencer notre visite et jouer aux bandits manchots, ou au black jack pour moi.
Le premier jeu auquel nous fûmes confrontés, ne fût pas un jeu d’argent, mais une sorte de chasse au trésor, puisque c’était de localiser notre hôtel parmi la multitude qui se trouvait dans la ville. Une fois sur le « Strip » nous ne savions pas trop dans quelle direction aller car même si nous avions l’adresse exacte de l’hôtel, il n’y avait aucune indication de numéro nulle part. Nous décidâmes à juste titre de prendre la direction opposée d’où nous étions arrivés car ils ne nous avaient pas semblé apercevoir notre hôtel. Nous passâmes devant le « New York, New York », puis le « Venetian » et le magnifique « Paris Las Vegas », qui sans chauvinisme aucun était déjà mon préféré tant il était impressionnant avec sa tour Eiffel et son arc de triomphe. Nous passâmes aussi devant le « Ceaser’s Palace », le « Treasure Island » et le « Wynn » mais toujours pas de trace du « Circus Circus ». Alors que nous approchions quasiment de la fin du Strip et que nous apercevions la tour du « Stratosphère » nous réparâmes enfin notre hôtel, sauf que nous ne savions pas où se trouvait l’entrée. Nous nous engouffrâmes dans une sorte de motel, espérant trouver le parking de l’hôtel juste à côté. Sauf qu’il y avait des culs de sacs aux quatre coins de ce bâtiment et qu’il était impossible d’accéder où nous pensions nous retrouver. Nous fîmes marche arrière et nous nous engageâmes ensuite sur une autre voie. Celle-ci était la bonne et nous pûmes enfin garer la voiture sur un des parkings de l’hôtel. Avant de prendre les valises, nous décidâmes d’aller récupérer les clés des chambres à la réception.

Notre hôtel avait pour thème le cirque et les fêtes foraines. Il était principalement dans les tons rose à violet. C’était un des hôtels les plus anciens de Las Vegas, et il faut bien avouer qu’il avait un petit côté rétro. L’hôtel était constitué d’un bâtiment principal où se trouvaient le casino et une partie des chambres d’hôtel, d’un deuxième bâtiment, sorte de grand building proposant des chambres très en hauteur, et donc de très belles vues sur la ville et où se trouvaient l’essentiel des chambres, et d’un grand dôme où avait été construit une sorte de parc d’attractions avec grand huit, manèges et autres attractions de fêtes foraines. Nous avions choisis d’être dans le building afin de bénéficier d’une belle vue sur la ville de Las Vegas.
La réception était bondée de monde et il fallait faire la queue derrière au moins une trentaine de personne afin de pouvoir enregistrer. Mêmes les réceptions des hôtels étaient gagnées par le gigantisme qui régnait partout. Une fois que nous pûmes enfin enregistrer, nous nous rendîmes compte que la voiture était garée sur le bon parking puisque nous étions très proches de l’accès au grand building de l’hôtel. Nos chambres se trouvaient au vingt et unième étage. Les deux chambres étaient quasiment l’une en face de l’autre et chacune donnait sur un point de vue différent. Olivier et moi héritâmes de la moins jolie vue, puisque de notre fenêtre nous pouvions voir le Downtown de Las Vegas ainsi qu’un gigantesque parking rempli de Mobil Homes. C’était sans doute là qu’habitaient tous les accros des casinos. Les filles, elles, avaient vue sur quelques hôtels, ceux situés tout au bout du « Strip » et pas les plus beaux comme le « Stratosphère » ou « l’Aladin ». Les chambres étaient particulièrement grandes et composés de deux grands lits doubles. La moquette était dans les mêmes tons mauves que l’hôtel. Les murs étaient blancs et à certains endroits étaient disposés des tableaux sur le thème du cirque. Mais le plus impressionnant était les salles de bains des chambres qui occupaient au moins le tiers de la superficie complète de celles-ci. Le sol était en carrelage imitation marbre, tout comme le grand plan où se trouvaient deux lavabos. Juste au dessus s’étendait un très grand miroir qui couvrait toute la longueur du mur. Enfin la baignoire en émail blanc devait mesurer prêt de deux mètres de longueur.
Avant de partir vadrouiller sur le « Strip » nous décidâmes tous de prendre une bonne douche, de nous changer et nous reposer un peu. Nous convenions de nous retrouver à la sortie des chambres à dix sept heures. Nous espérions aussi que la température extérieure allait baisser un peu, car la chaleur était accablante. Et comme les climatisations des hôtels étaient poussées au maximum, il existait une différence de température de presque vingt degrés, ce qui n’était pas évident à gérer pour des européens peu habitués à vivre en permanence avec la climatisation. Au « Circus Circus » et comme dans tous les hôtels de Las Vegas, pour aller à sa chambre ou sortir de l’hôtel, il fallait passer par un véritable dédale de machines à sous ou de tables de black-jack. Tout était mis en œuvre pour inciter les gens à jouer. Et il était très facile de se perdre au milieu de toutes les tables de Black Jack, poker ou roulette et tous les bandits manchots. Je me disais que peut être des gens y étaient morts à force de ne pas pouvoir trouver la sortie. Mais quand nous traversâmes le casino je n’aperçus aucun squelette gisant au sol, c’était donc plutôt bon signe. Il y avait, plutôt, un peu partout de beaux bolides à gagner. C’est vrai que je n’aurais pas été contre gagner une voiture mais si cela avait été le cas, j’aurais été, je pense, un peu encombré avec ma voiture sous le bras pour prendre l’avion du retour.

Pour démarrer notre folle soirée, nous commençâmes bien sur par la visite de notre hôtel. Vu que les machines et le casino était franchement très quelconque, nous nous orientâmes rapidement dans le dôme. Le parc d’attraction de l’hôtel était sur le point de fermer, aussi nous tentâmes d’en profiter quand même un peu avant de nous faire jeter dehors. Un grand huit parcourait tout le dôme. Il avait l’air assez impressionnant quoiqu’un peu petit. Olivier et Marion voulurent absolument l’essayer. Audrey et moi hésitâmes un peu mais vu le prix peu attractif de l’attraction nous préférâmes ne pas y aller et faire des photos de Marion et Olivier pendant qu’ils s’époumoneraient à crier. Vu qu’il n’y avait presque personne, nos deux intrépides purent prendre un des wagons tout de suite. Audrey et moi nous positionnâmes à un endroit stratégique où nous espérions pouvoir y faire des photos. Le wagon démarra et c’était parti pour … une minute à peine de montées et de descentes. Etant donné que nous avions ratés nos photos, vu qu’a part deux boucles le reste n’avait pas été transcendant et comme Marion avait trouvé le moyen de se faire mal au cou, l’expérience se résuma, au final, peu passionnante, d’où une réelle déception générale. Entre temps toutes les autres attractions avaient fermés, bref il ne nous restait plus qu’a regagner la sortie. Juste avant la sortie, les filles aperçurent des chaises massantes et Marion s’y installa espérant que ceci lui permettrait de soulager sa douleur au cou, mais là encore le résultat fut loin de satisfaire Maria.

A l’extérieur la température avait à peine baissé et la différence climatique était toujours importante avec la froideur ambiante des casinos des hôtels. Nous décidâmes de commencer la visite par tous les hôtels se situant du même côté que le notre et de revenir via le trottoir d’en face. Apres avoir passé le « Frontier », nous fîmes en urgence une « pause WC » pour les filles. Elles trouvèrent sur le chemin un « Star Buck » au dessus duquel se trouvaient six écrans géants qui passaient en boucle des publicités pour I Pod que nous regardâmes Olivier et moi pendant que les filles faisaient leur petite affaire. Au retour Audrey nous indiqua qu’elle avait un peu mal au ventre. Marion, elle, avait toujours mal au cou, bref ce n’était pas la grande forme. Mais tout cela n’allait pas nous empêcher d’en profiter un maximum.



Après quelques minutes de marche nous arrivâmes devant le « Treasure Island ». Cet hôtel avait été pensé sur le thème de l’île au trésor et des pirates. D’ailleurs il y avait à l’extérieur de l’hôtel sur une grande caravelle des spectacles de combats mettant en scène des pirates. Mais pas au moment où nous y étions donc nous continuâmes notre route vers le célèbre hôtel « Mirage ». Outre un spectacle mettant en scène l’irruption d’un volcan, l’hôtel abritait le show des magiciens « Siegfried & Roy ». Mais l’un des deux ayant été grièvement blessé par un de leurs tigres blancs, le spectacle n’avait plus lieu pour le moment. Juste à l’entrée de ce casino se trouvait derrière une grande baie vitrée un de ces fameux tigres blancs que l’on pouvait donc observer de prêt. Mais le pauvre donnait le sentiment de s’ennuyer profondément car, il n’arrêtait pas de tourner en rond dans sa cage. De plus il avait l’air de boiter en marchant et ne paraissait pas en très grande forme. A un moment donné je me suis demandé, si ce tigre n’était pas celui qui avait failli tuer le magicien d’origine allemande, et s’il n’avait pas été placé là en représailles, un peu comme si on avait enfermé un prisonnier après une tentative de meurtre. Vu que ce tigre faisait plus pitié qu’autre chose, nous n’avions plus très envie de continuer à le contempler et nous poursuivîmes notre chemin afin de nous rendre au « Ceaser’s Palace ». Cet hôtel était l’un des plus grands de la ville. Idéal donc pour s’y perdre mais comme Olivier savait qu’il y avait des animations très sympathiques a voir et que la décoration du casino était vraiment magnifique, nous prîmes le risque de nous y engouffrés. A l’intérieur c’était luxe et volupté. Tout le casino était décoré sur le thème de la Rome antique. Le hall d’entrée était très impressionnant. Il était réalisé en marbre et atteignait plusieurs étages de hauteur. Sur chaque étage était positionné de belles colonnes romaines qui soutenaient tout l’ensemble. Les plafonds étaient décorés avec des motifs rappelant les œuvres de Michel-Ange et dans des tons chatoyants. Des escalators nous emmenèrent ensuite dans une grande galerie marchande où se côtoyaient des boutiques de luxe et autres magasins à bibelots. Dans cette galerie, la décoration faisait penser aux prestigieuses villas romaines qui étaient construites à l’époque de Jules César et quand on levait les yeux, on pouvait admirer un beau ciel bleu maculé de nuages d’une blancheur limpide. La lumière diffusée donnait le sentiment que le ciel était réel. Au bout de la galerie nous arrivâmes devant une grande fontaine où se trouvaient quatre statues de dieux romains. Au bout de quelques instants les statues se mirent à bouger et même à parler. Un spectacle très original venait de démarrer. C’était une sorte de sons et lumières, où les statues, chacune à leur, tour racontait une histoire. Le tout était vraiment bien réalisé et tous les gens qui s’étaient rassemblés autour de ce spectacle applaudirent de bon cœur à la fin.



Un peu plus tard nous passâmes un moment dans le Casino de l’hôtel. Pour moi c’était sans conteste le plus beau, car tout était très luxueux et la luminosité ambiante embellissait encore le tout. Il était vraiment très agréable de déambuler dans ce casino tant tout était mis en valeur de belle manière. Nous nous y sentions vraiment bien et donc nous passâmes encore un peu de temps à l’intérieur afin de profiter de l’endroit. Avant de ressortir nous pûmes apercevoir la salle de spectacle où se tenait le show de Céline Dion. Juste à côté de l’autre grande sortie de ce casino se trouvait, sans conteste, l’un des plus gros bandits manchots du monde. La machine faisait facilement deux mètres cinquante de hauteur pour prêt de cinq mètres de long. Nous mîmes tous un dollar mais personne ne gagna quoique ce soit.

Entre temps à l’extérieur le soleil s’était coucher et quand nous sortîmes du Ceaser’s Palace la nuit était déjà tombé. Un petit pont reliait Le Ceaser’s Place du « Bellagio » et donc il était logique d’y faire un tour. Surtout que ce casino était réputé comme étant le plus prestigieux, donc nous ne devions pas le rater. Cet hôtel magnifique dont l’intérieur est intégralement constitué en marbre avait servi pour le tournage du film « Ocean’s Eleven ». Après avoir visité le casino tout aussi luxueux et somptueux que le « Ceaser’s Palace » nous allèrent à l’extérieur, afin d’y admirer une impressionnante fontaine musicale, appartenant au « Bellagio » constitués de prêt de quatre vingt jets d’eau et proposant de magnifiques spectacles sur le thème des chansons italiennes. Certains jets pouvaient atteindre des hauteurs de plus de vingt mètres. Nous assistâmes notamment à un spectacle musical mettant en scène la chanson « Con te partiro » d’Andrea Boccelli. Les jets d’eaux s’accordaient tellement bien avec la musique que tout les gens qui se trouvaient là observaient dans un silence presque religieux la beauté du spectacle. A la fin tout le monde applaudit de bon cœur. Certains en avaient même les larmes aux yeux. Ce fut une de nos animations préférées.


Une fois remis de nos émotions, nous décidâmes d’aller voir à quoi ressemblait la décoration intérieure du « Paris Las Vegas ». Il faut dire que cet hôtel était particulièrement bien réussi. Il était composé d’une réplique de la tour Eiffel qui devait culminer à plus de cinquante mètre de hauteur, ainsi que d’une réplique de l’arc de triomphe qui enjambait une avenue. La façade extérieure de l’hôtel était largement inspirée des gares ferroviaires à la française. Une fois à l’intérieur nous pûmes admirer la décoration largement inspirée du vieux Paris, avec un peu partout des façades d’immeubles haussmannien. On pouvait aussi contempler une belle bouche de métro et une place en pavés typique de nos villages. Un peu à l’image du « Ceaser’s Palace » le plafond du casino représentait un ciel dont les couleurs évoluaient en fonction de l’heure. La luminosité très particulière donnait l’impression qu’il faisait jour en permanence. Cette petite ruse était appliqué par quelques grands casinos de la ville pour désorienter les clients et les faire jouer le plus longtemps possible en faisant en sorte que les joueurs perdent la notion du temps.


Il était presque vingt deux heures et comme nous n’avions toujours pas manger, nous décidâmes de dîner au « Paris Las Vegas » espérant que même la cuisine serait couleur locale, afin de nous changer un peu des hamburgers et autres mets fort caloriques. Nous nous installâmes à la terrasse d’un restaurant qui avait l’air très sympa et qui s’appelait « L’île St Louis ». La carte proposait des plats français ainsi que quelques plats américains. Les filles jetèrent leur dévolu sur une salade niçoise, vu que depuis notre arrivée en Californie, elles rêvaient d’enfin pouvoir manger un peu de verdure. Olivier pris une salade Ceasar et moi j’optais pour un club dinde avec des frites. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais comme un pressentiment qui me disait de ne pas prendre une salade à la française. Mon instinct ne m’avait pas trompé et quelle ne fut pas la déception des filles quand elles virent la tête de leur salade niçoise. En gros tout avait été servi en kit, et notamment le poisson, qui n’avait même pas été émincé et c’est donc un gros pavé de thon trônait au centre de l’assiette. De plus les haricots étaient particulièrement fermes, bref Audrey et Marion ne se régalèrent pas, tout comme Olivier pas trop emballé par sa salade, pour une fois. Chose exceptionnelle pour le signaler, cette fois il n’y avait que moi qui étais content de mon repas !


La fatigue commençait un peu à se faire sentir mais nous avions encore pas mal d’hôtels à visiter. Nous hésitions entre tout voir ce soir et se coucher tard où finir notre visite demain avant de partir vers la vallée de la mort. De plus j’avais très envie de jouer au black jack dans le casino du « Paris Las Vegas ». Les filles étant assez fatigués et pas en grande forme préféraient ne pas trop tarder quitte a finir nos visites demain. Aussi, nous décidâmes de rentrer à l’hôtel une fois que j’aurais fini de jouer. Arrivés aux tables de Black Jack, je constatais que les mises de jeu étaient toutes très importantes et que mon budget ne me permettait pas réellement de miser entre dix et vingt cinq dollars par mise. J’essayais de trouver une table moins chère mais je me rendais compte que ce n’était pas possible. J’hésitais vraiment à me lancer vu le niveau de chaque mise.
Subitement je vis Audrey se diriger vers la sortie, et juste derrière Marion qui tentait de la rattraper. Dans la foulée Olivier embrayât le pas de Marion. Je ne comprenais pas ce qui se passait sur le coup. Je me résignais donc à sortir moi aussi de l’hôtel et tenter de les rattraper. Marion avait tenté de parler avec Audrey mais celle-ci avait continué à marcher à un rythme soutenu à l’hôtel. Aussi, Marion se résigna à la suivre et Olivier la rejoignit. J’arrivais précipitamment juste derrière en voyant Audrey qui s’éloignait au loin et demandais à Marion :
« Bah, alors pourquoi tout le monde est parti si précipitamment sans me prévenir ? »
« Audrey se sens pas trop bien et elle en avait marre d’attendre donc elle veut rentrer » précisa Marion.
« Je comprends, pas trop j’espère que c’est quand même pas à cause de moi … »
« Non pas vraiment, rassures toi, tu sais des fois elle réagit comme çà donc faut pas le prendre mal »
« Oui d’accord mais bon, elle est quand même parti précipitamment, si je m’en étais pas rendu compte je vous aurais perdu de vue »
Olivier intervint : « Ne t’inquiètes pas de toute façon je serais venu te chercher ou serait resté avec toi dans le Casino »
Je repris : « Bon d’accord mais, mais je n’ai vraiment pas compris ce qui s’est passé, si elle m’avait dit qu’elle n’allait pas bien et qu’elle voulait rentrer j’aurais compris »
Marion acquiesça : « Et de toute façon c’est surtout à moi qu’elle en veut, elle trouve que je ne suis pas raisonnable a traîner dehors alors que j’ai toujours mal à mon cou. Et puis on s’est encore engueulé pour des bêtises … »
« Y’a quelque chose qui ne va pas ? » demanda Olivier.
« A l’écouter on sortirait jamais, là elle trouve qu’il déjà trop tard » nous dit Marion.
« C’est un peu dommage car bon là on est à Las Vegas quand même » enchaîna Olivier « mais si vraiment vous êtes très fatigué mieux vaut qu’on poursuive demain quand tout le monde ira mieux ».
« Bon je propose qu’on essaye de la rattraper car je n’aimerais pas qu’elle se perde et j’ai quand même besoin de m’expliquer avec elle » indiquais je en marchant de nouveau plus vite.
Nous retrouvâmes Audrey quelques instants après.
Je lui demandais alors : « Pourquoi est tu parti si subitement sans prévenir ? »
« Je suis fatigué et j’en avais marre donc j’ai voulu rentrer c’est tout » répondit Audrey.
« Je vois bien, mais si tu m’avais expliqué cela j’aurais compris »
« Tu ne te décidais pas et puis bon tu n’avais pas besoin de nous pour jouer donc j’ai choisi de retourner à l’hôtel »
« On avait quand même dit qu’on essayait de faire le maximum de choses ensemble ici et tu savais que çà me faisait plaisir que vous soyez avec moi pendant que je jouais »
« Olivier serait sûrement resté de toute façon et puis comme çà tu aurais pût rester plus longtemps à jouer »
« Peut être que je suis borné sur la question mais bon je trouve ça beaucoup moins drôle d’être seul à une table ou une machine surtout dans un tel cadre, si tu avais voulu jouer je serais resté te regarder »
« Et bien c’est comme çà, j’en ai marre et je veux rentrer à l’hôtel, et puis on aura du temps demain ! »
« Maintenant la soirée est un peu fichue donc on va tous rentrés et aller dormir, vraiment je vous le demande à tous, la prochaine fois il faut qu’on se parle car si on commence à se faire des plans foireux comme çà, la fin de notre voyage risque d’être tendue »
Olivier me dit alors : « Oui tu as raison mais bon faut les comprendre, on a eu une dure et longue journée aujourd’hui … Si tu veux on peut aller jouer un peu à l’hôtel en rentrant »
« Euh oui bof, j’ai envie de jouer dans un beau casino, si c’est juste pour enfiler des jetons sans la magie Las Vegas, je peux le faire tous les week-ends à Evian » lui répondis-je.
« Vous voulez qu’on aille quand même voir l’éruption du volcan au Mirage ? » demanda Olivier.
« Pas moi non » indiqua Audrey.
« Bon j’espère que tu n’es pas fâchée, parce qu’en plus c’est presque plus moi qui devrait l’être, car j’ai trouvé ta réaction un peu exagérée» fis-je remarquer à Audrey
« Je ne veux plus en parler pour ce soir, je ne te reproche rien, y’a juste que des fois faut arrêter de penser qu’on peut ou doit tout faire ensemble, et là je ne suis vraiment pas bien, en plus je suis un peu énervé, mieux vaut que j’aille dormir » me dit-elle.
« Je comprends même si je te dis encore que je trouve çà un peu dommage, car c’est aussi Marion et toi qui vouliez que l’on reste avec vous, ou alors j’ai un train de retard, bon, certes, à Los Angeles les circonstances étaient différentes, il y avait plus de monde, et on a pas voulu vous forcer à venir en boîte par exemple, mais la journée on a toujours tout fait ensemble et là on est plus que tous les quatre » repris-je.
Audrey ne voulait pas répondre et Marion enchaîna « Aller ne t’inquiètes pas Olivier, ça passera, demain sera une nouvelle journée et tout sera oublié, on est tous un peu fatigué … »
« Marion il faut que je te parle » dit Audrey sèchement à Marion.
André et Maria s’éloignèrent un peu d’Olivier et moi afin de se parler toutes les deux en aparté tout en continuant à marcher en direction de l’hôtel.
Olivier me rejoignit et me dit : « Bon aller ce n’est pas grave, n’en rajoute pas ! De toute façon vous avez chacun en partie raison, et puis bon on est dans des circonstances bizarres, on n’a pas tous nos repères et les filles ont moins l’habitude que nous de voyager donc je comprends que parfois elles puissent réagir comme çà même si je trouve çà dommage, et puis on ne peut pas être tous satisfait en permanence, tu sais bien qu’on doit faire des concessions parfois »
« Oui tu as raison, je suis un peu trop utopiste par moment et puis c’est vrai que parfois à force de vouloir faire en sorte que les choses se passent trop bien, j’en arrive, sans m’en rendre compte, à peut être forcer les gens à faire des choses dont ils n’ont pas envie » lui dis-je « mais bon j’ai un peu mal pris le fait que vous me laissiez en plan, je veux bien comprendre qu’elles soient fatigués et que çà les amuses pas de rester a rien faire dans le casino pendant que je joue, mais j’ai trouvé çà un poil extrême comme réaction, de partir comme ça subitement, si justement j’ai tendance à prendre trop de décisions et que çà vous agace il faut me le dire ! »
« Bon aller on oublie tout et puis comme Marion t’a dit c’est une accumulation de choses, donc demain ce sera oublié » me répondit Olivier.
Alors que nous approchions du volcan de l’hôtel « Mirage », les filles étaient toujours en pleine discussion. Olivier remarqua qu’un nouveau spectacle semblait sur le point de démarrer, aussi je m’approchais des filles pour leur demander si elles voulaient au moins voir l’éruption du volcan. Elles le souhaitèrent et donc nous nous positionnâmes devant le volcan et attendions que le show démarre. Au bout de cinq minutes, il ne se passait toujours rien. Ne voulant pas faire encore attendre les filles pour rien, je proposais de les raccompagner à l’hôtel et de laisser Olivier seul devant le « Mirage » afin qu’il puisse au moins filmer le show. Comme cela nous pourrions au moins revoir tout ça par vidéo à notre retour.
Au moment où nous nous apprêtions à partir les filles et moi, le volcan commença à gronder et de grandes irruptions d’eau explosait dans la nuit, alors que jaillissaient de toutes part des flammes qui recouvraient bientôt une grande partie du petit lac au centre duquel se trouvait le volcan qui continuait à propulser avec vigueur d’impressionnants jets d’eau. Les grondements étaient de plus en plus forts et l’on entendait aussi au loin toutes sortes de cris d’animaux qui semblaient comme effrayés par le réveil du volcan. Il faisait de plus en plus chaud aux abords du lac et les flammes étaient de plus en plus vives. Petit à petit le volcan expulsait des jets de moins en moins conséquent et le feu s’atténuait à différents endroits. Bientôt, le cratère cessa d’expulser de l’eau, les grondements s’estompèrent et les flammes disparurent progressivement. Puis, du volcan endormi jaillit une cascade. Tout était revenu à la normale. Un peu comme notre fin de soirée, et je trouvais que la symbolique était saisissante, des grondements, du feu, puis l’accalmie.
Une fois avoir regagné notre hôtel, tout le monde se souhaitât bonne nuit et chacun retrouva sa chambre pour une bonne nuit qui allait faire du bien à tout le monde. Comme tout le monde le sait, la nuit porte conseil et j’espérais secrètement que tout serait vraiment oublié le lendemain afin de repartir sur des bases saines.
09/09/2005J'ai rêvé de Pascal cette nuit ...Non mais ca va pas bien moi ... j'aurais quand même pû essayer de rêver de Grégoire, ou au moins de Jeremy ... pfff ... Pffff ... rhalalalah ... ou les incohérences de la vie !!!
Le firewall de mon taf me bloque l'accès aux résumés de la Star Ac 5 sur Bof Academy, par contre je peux toujours aller sans problème sur GA ... aller comprendre ... les Gaiens seraient ils plus fréquentables que les Star Academiciens ... pourtant vous aussi ils vous arrivent de dire bite, poil ou couilles ?!?!
PS : Si une âme charitable pourrait m'aider car ca me lourde de devoir lire le résumé de Bof le soir de chez moi ... MERCHI !!! De la cohérence du retrait des distributeurs dans les collèges et lycées français
Suite à l’application de la loi du 09 Août 2004 sur la politique de santé publique, qui prévoyait le retrait de tous les distributeurs dans les établissements scolaires à compter de la rentrée 2005, les collégiens et lycéens qui ont repris les cours vendredi dernier, ont donc trouvés un espace vide là où se trouvaient les fameuses machines à boissons et friandises, puisque l'Education nationale les a toutes retirés conformément à la loi.
Malgré les réticences de certains, et notamment de Philippe Douste-Blazy, quand il était ministre de la Santé, qui préconisait que seuls les aliments sucrés soient interdits, il a été préféré un retrait total de tous les distributeurs, quitte à mettre éventuellement en place plus tard des fontaines à eau.
Il en existait dans 20% des collèges et 50% des lycées, permettant aux élèves d'y acheter une bouteille d'eau, éventuellement un fruit mais aussi des boissons sucrées et des friandises non moins sucrées.
Aussi, même si on sait qu’aujourd’hui le surpoids touche près de 20% des enfants, selon une récente étude conjointe de l'éducation et de la santé auprès des 10-11 ans, et s’il est évident qu’il faut aujourd’hui lutter contre ce mal, on peut quand même s’interroger sur le caractère opportun d’une telle décision.
En effet, il faut reconnaître qu’après de nombreuses années de laxisme sur le sujet, il est nécessaire aujourd’hui de mettre en place une politique rigoureuse et efficace sur la question afin d’éradiquer au maximum ce phénomène qui touche de plus en plus d’enfants et de plus en plus tôt. Or pour moi, le retrait des distributeurs n’est pas une solution cohérente, tout au plus une anecdote dans un processus fort qui doit aller bien au-delà de la simple logique de privation.
Pour moi, on ne solutionne pas un problème de cet ordre en éliminant dans certains lieux, des aliments susceptibles de modifier négativement le régime alimentaire d’un adolescent. Il faut plutôt, mettre en place un véritable accompagnement, proposer un vrai programme alimentaire, développer une vraie prise de conscience, mais en le soumettant d’une manière positive à l’enfant, en lui proposant de choisir des alternatives à ses habitudes alimentaire et pas d’une manière négative en choisissant la solution de la privation.
Car ce serait se voiler la face, que de penser qu’en privant une personne de quelque chose, celle-ci va subitement retrouver ce que l’on croit être la voie de la raison. J’ai envie de rapprocher mon idée d’une anecdote qui démontre bien l’absurdité de cette décision.
Il y a quelques années, dans un petit village suisse, la mairesse dût faire face à un problème particulièrement délicat lié à la prise de drogue de jeunes de son village. Ceux-ci avaient pris l’habitude de fumer leurs joints sur un banc situé sur la place de l’église. N’écoutant que son courage et afin de répondre à ce grave problème de drogue qui touchait sa petite commune, la mairesse choisit de … supprimer le banc !! Bref elle ne solutionnait rien, mais déportait le problème ailleurs.
En définitive, ce n’est pas parce qu’on supprime les distributeurs dans les écoles, que l’on va résoudre sans difficulté le problème de surpoids des enfants. Croyez le bien, les enfants ont d’autres ressources insoupçonnés et ce sont aujourd’hui les boulangers qui se frottent les mains, car ce sont bien eux qui risque de récupérer tous les jeunes désireux de continuer à boire ou manger des aliments sucrés et gras, car on ne leur aura pas apporté de solution alternatives à la suppression des distributeurs. Mais simplement, le ministère de la Santé a choisi une solution répressive qui ne règle en aucun cas le mal qui est censé être combattu.
N’aurait il pas été plus intelligent de conserver les distributeurs et plutôt de s’en servir comme outil éducatif et de proposer à l’intérieur de ceux-ci différentes alternatives, afin de permettre à l’enfant, en corrélation avec la mise en place d’une vraie politique d’éducation nutritionnelle, de pouvoir se gérer et se construire son propre équilibre alimentaire en ayant une vraie conscience des apports nutritifs que chaque aliment. Ainsi l’enfant aurait un autre comportement face aux distributeurs et il pourrait en toute conscience choisir la boisson ou l’aliment de son choix. Il pourrait aussi mieux comprendre le choix de son établissement si aucune boisson gazeuse sucrée n’était proposée, par exemple.
Car il ne faut pas oublié, non plus, que cette décision qui émane du ministère de la Santé a aussi eu, comme effet de pénaliser les établissements scolaires qui disposaient de ce type d’appareil et donc de mettre indirectement des bâtons dans les roues d’un autre ministère, celui de l’Education Nationale, puisque ces distributeurs étaient une ressource non négligeable dans le cadre du financement de certaines activités extra scolaires proposés par les établissements, comme des cours de théâtre ou des clubs cinés, qui sans argent ne peuvent plus subsister. Et également, on pénalise tout un secteur d’activité, les jugeant seuls responsables de cette malbouffe chronique qui s’est propagé dans nos habitudes en les sacrifiant sur l’autel
Ainsi, on se rend compte, qu’encore une fois, les politiques ont choisi la solution de facilité, et ont choisi d’user d’une forme de politique de l’autruche, en envisageant à aucun moment une remise en cause en profondeur, sans tenter de remettre en question des décisions très discutables et sans proposer d’alternatives. Pour moi c’est un grave manquement à différentes libertés. Le rôle de l’état devrait aussi et surtout être celui d’un conseiller, d’un guide, d’une force de proposition et non pas simplement un objet de répression et de limitation des libertés individuelles. C’est à croire que les hommes politiques ont vendus leur âme au diable et décider de ne plus croire en la race humaine, la jugeant incapable de prendre les bonnes décisions et partant toujours du principe que les hommes iront forcement se pervertir dans la luxure ou la gourmandise, et c’est bien ce qui risque d’arriver si à force on nous supprime la possibilité de penser.
08/09/2005A part çà ...
Le nouveau générique de la Star Academy « Love Génération » a été composé pour cette occasion par Bob Sinclar.
L’équipe de France de football est allé gagner un but à zéro en Irlande faisant un grand pas vers une probable qualification pour la prochaine Coupe du Monde en Allemagne en 2006.
J’ai beaucoup aimé « The Island »
A part çà …
« Là, subitement, à l'issue de la lecture, j'ai l'impression d'avoir partagé la vie du narrateur, c'est ce qui s'est passé avec ton récit de voyage, je suis carrément rentré dedans, et c'est une qualité que j'attribue aux meilleurs livres que je lis … »
Je « kiffe » grave Grégoire …
Mary Pierce a facilement battu, hier, Amélie Mauresmo en quart de finale de l’US Open sur le score de 6-4 6-1.
A part çà …
Je mange trop de « Mars Delight » en ce moment
Le petit chat est mort …
Les jumelles Nassim et Neïssa risquent fort d’être les premières éliminées de la Star Ac’ 5
A part çà …
Depuis trois jours mes rêves sont torturés et tortueux …
J’ai besoin de câlins …
Beigbeder a beaucoup aimé le dernier livre d’Amélie Nothomb et la défend, en ce moment, contre la critique.
A part çà …
Marie-Ange Nardi remplace Stéphane Thébaut à la présentation de « Tout vu, tout lu »
Je trouve tes chaussettes roses vraiment très sympa
Auront nous un été indien ??
A part çà … Rien !!!
La chanson du jour !!!Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Une présence ambigüe,
Une présence inconnue,
Jusqu'a ce que j'en peux plus,
Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Une présence ambigüe,
Une présence inconnue,
Jusqu'a ce que j'en peux plus,
Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Embrasse - moi, mets ton doigt dan mon cul,
Une présence ambigüe,
Une présence inconnue,
Jusqu'a ce que j'en peux plus.
********************************* "Mars Landing Party" - PLACEBO - 2000 ***************************** 07/09/2005Ayrton l'avait prédit : Clémence, gagnante de Koh Lanta Pacifique
Mardi soir, la cinquième saison de Koh-Lanta s’est refermée avec la victoire de la benjamine de l’équipe, Clémence. La jeune fille, qui a fait l’unanimité avec 7 voix sur 7 face au vétéran Francis, remporte un chèque de 100 000 euros. Elle est ainsi la plus jeune gagnante de l’histoire de Koh-Lanta. Avec une moyenne de 6.8 millions de téléspectateurs, la télé realité estivale a réalisé sa meilleure audience depuis sa creation. Koh-Lanta sera de retour dès l’été 2006 sur TF1. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.
Voila, maintenant vous pouvez venir me baiser les pieds. Gloire à Ayrton le meilleur pronostiqueur de la planète !! Hi hi hi hi hi hi hi ;))) 06/09/2005Le sportif que l'on va aimer détester !!!
Jusqu'a présent, Michael Schumacher était considéré, et en particulier en France, comme le sportif le moins apprécié. Son côté froid, sa domination sans partage, et sa trop grande soif de réussite avait attiré contre lui tout l'antipathie d'une grand partie d'un public devenu jaloux par cette insolente réussite. Michael Schumacher ne faisait plus rêver.
Cétait tout le contraire de Lance Armstrong. Combattant le mal qui le rongeait et sortant vainqueur de façon presque miraculeux d'un long cancer, il avait depuis conquis sept tours de France et stupéfait la planète par un tel retour au sommet.
Bien sûr, une odeur de souffre entourait le personnage et les soupçons de dopage étaient fréquents, sans pourtant qu'aucune preuve tangible ne vienne écorner le mythe Armstrong.
Mais parce que, comme tout ceci était, sans doute, trop beau pour être vrai, certains journalistes (des français en particulier) tentèrent de percer le mythe Armstrong et de prouver que tout n'était pas aussi limpide que le cycliste américain voulait bien le laisser penser.
Armstrong s'était toujours violemment défendu de toutes ses accusions, trop peut être et quand on le voyait arrivé dans des conférences de presse avec sa tête de Texan à la George W Bush, on ne pouvait que, légitimement, se poser des questions et s'interroger ...
Mais voila, depuis les découvertes du journal "L'Equipe", les masques tombent et Armstrong révèle petit à petit son vrai visage, celui d'un personnage aussi antiphatique que son cher ami George W.
Le quotidien sportif révélait alors que le laboratoire de Châtenay-Malabry avait détecté, par hasard, des traces d'EPO dans son organisme, à six reprises, lors de sa première victoire, en 1999. L'Américain, jamais contrôlé positif durant sa carrière, a réaffirmé qu'il n'avait jamais eu recours à des produits dopants, accusant les Français, lassés par ses victoires, de comploter contre lui.
Et voici comment le texan va devenir en une phrase le meilleur ennemi de la France, et prendre la place de Schumacher.
Dans un entretien accordé au quotidien texan The American Stateman, Lance Armstrong a confié qu'il envisageait de revenir sur le Tour de France en 2006. Enervé par les accusations de dopage à son encontre, le septuple vainqueur de la grande Boucle envisage de sortir de sa retraite pour tenter d'ajouter un huitième succès dans la Grande Boucle.
«J'y pense, a déclaré Armstrong. C'est le meilleur moyen d'emmerder les Français. Je m'entraîne encore tous les jours.» L'Américain a d'ailleurs ajouté qu'il prendrait part au camp d'entraînement de l'équipe Discovery Channel en décembre.
L'hypothèse de son retour est d'autant plus crédible que Johan Bruyneel, manager de l'équipe Discovery Channel, ne la nie pas. «Une décision pourrait tomber lors de ce fameux stage, qui sera déterminant, a confié le Belge à l'agence de presse Belga, mais ne me faîtes pas dire que Lance a déjà décidé de poursuivre sa carrière. Cela dit, on se téléphone tous les jours pendant un quart d'heure, et 13 minutes de la conversation sont chaque fois consacrées au vélo. Il a repris l'entraînement quotidien trois semaines après le Tour de France. Il suit les performances de l'équipe de très près, et c'est clair qu'il a faim de cyclisme. Peut-être rêve-t-il aussi d'une revanche sportive, sur les accusations de dopage qu'il doit subir jour après jour. Il pourrait éprouver le besoin de prouver à tout le monde qu'il est le plus fort, et que ce n'est pas grâce à tel ou tel produit interdit. Il y aura toujours une place pour lui dans l'équipe, s'il décide de revenir, et il est d'ailleurs encore sous contrat jusque fin 2006.»
Armstrong, un ami qui ne vous veut pas du bien, et c'est drôle mais plus je le regarde, plus je trouve qu'il a le même regard de Cocker que Bush ... Koh Lanta Pacifique
Qui remportera ce soir la finale de Koh Lanta Pacifique ??
La question est sur toutes les lèvres, le suspens est haletant, jamais question n’a suscité autant d’interrogation. Car après 41 jours de survie ils ne sont plus que quatre à pouvoir prétendre à la victoire : Mohamed (qui est là pour redonner une image plus positive des jeunes de banlieue), Alexis (qui a toujours parlé de son homosexualité sans tabou), Clémence (la benjamine du groupe) et Francis (le doyen revenu dans le jeu au profit de l’abandon d’une candidate alors qu’il avait été sèchement éliminé dès le premier conseil des Kanawa).
L’un des quatre remportera ce soir la mirobolante somme de cent mille euros qui peut changer toute une vie, après 44 jours de survie dans des conditions parfois extrêmes, car même si cette année, les candidats ont pu éviter de se faire dévorer par des bestioles en tout genre, en contre partie ils ont subit de violentes pluies, rendant bien plus difficile leur survie, sur une île qui s’avéra plutôt riche en terme de nourriture.
Mais ce soir l’épilogue pourrait bien nous réserver encore son lot de surprise, et le gagnant ne sera sûrement pas celui a qui l’on pense. Si la logique voudrait que Mohamed l’emporte aux vues de ses compétences physiques et de ses amitiés celui-ci risque bien se faire doubler au poteau par deux autres candidats.
Pour moi les choses pourraient se passer ainsi !! Notre cher Alexis à la surprise générale, serait éliminé dans l’épreuve du jeu d’orientation, malgré toutes les qualités qu’il possède naturellement pour ce type d’épreuve. Ensuite il ne resterait plus que Mohamed, Clémence et Francis pour l’épreuve finale du poteau. Et alors que Francis tombera assez vite, Clémence et Mohamed se livreraient à une lutte âpre et acharnée qui verrait, finalement, Clémence triompher. En fine stratège celle-ci choisirait donc Francis pour l’accompagner en finale, scellant définitivement les espoirs de Mohamed. En finale, entre des rouges acquis à la cause de Clémence et des jaunes très peu enclin à voter pour Francis, celle-ci devrait donc remporter le jeu à tout juste vingt ans, venant souligner les propos de Denis Brognard qui soulignait qu’il n’est pas forcement nécessaire d’avoir beaucoup d’expérience de la vie pour survivre et l’emporter.
Peut être que je me trompe, mais ma grande expérience de la télé réalité me fait penser à cette fin là. Personnellement, j’aurais préféré une victoire de Mohamed, plutôt à mon goût ou d’Alexis, perpétuant la grande tradition de gays gagnants de Real TV … souvenez vous de Thomas (Loft 2) ou de Steven et Raoul (Le chantier) … mais il semble bien que ce soir une petite jeune de vingt ans écrase en finale un gentil retraité …
La seule incertitude pour moi sera de savoir si la finale de Koh Lanta Pacifique rassemblera au moins autant de français que le dernier épisode de « Mon incroyable Fiancé », la première émission de TF1 "ouvertement raciste envers les gros" pour reprendre les termes de Guy Carlier dans ONPP, qui a réussi rassemblé plus de 10 millions de téléspectateurs.
Alors vais-je remplacer Alexis dans son cabinet de voyance ou être aussi ridicule qu’Elisabeth Tessier et Paco Rabanne en d’autres temps … réponse ce soir sur TF1 à partir de 20h50 pour … Koh Lanta Pacifique. (Pacific ta mère … oui il fallait que je la fasse !!)
02/09/2005 |
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